[SOCIÉTÉ] VIH SIDA 1984, EBOLA 2014 ?

Le virus Ebola continue sa progression. En Sierra Leone et au Libéria, la situation est loin d’être sous contrôle. Le virus Ebola a fait 21 nouveaux décès entre le 4 et le 6 juillet, selon le dernier bilan de l’OMS. Le bilan total de l’épidémie qui frappe la Sierra Leone, le Liberia et dans une moindre mesure la Guinée s’élève maintenant à 888 cas, dont 539 décès depuis février.

« Même si la situation semble presque maîtrisée en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, elle reste précaire avec un nombre élevé de nouveaux cas et de décès », a déclaré l’OMS.

Les campagnes de préventions ont beaucoup de mal à être appliquées notamment lors des cérémonies d’enterrement.

Cependant, la lutte contre l’épidémie dans cette zone d’Afrique de l’Ouest s’organise. Suite au sommet qui s’est tenu au Ghana, sous l’égide de l’OMS, des mesures d’urgence ont été prises pour freiner l’avancée de la maladie, dont le versement d’un fond d’urgence de 10 millions de dollars.

La situation nous rappelle celle d’une autre maladie qui fit son apparition au début des années 80.
En 1980, un virus étrange tue des Américains, des homosexuels notamment, le gouvernement pense d’abord qu’il s’agit d’intoxications liées aux nombreux stimulants ingurgités. En parallèle l’Institut Pasteur et le Professeur Luc Montagnier isolent un virus similaire à un autre retrouvé chez les singes, et dont les cas ressemblent fortement à ceux recensés aux États-Unis.

Quatre ans plus tard, le lien est fait entre les deux maladies.

En 1984, le département américain annonce la découverte du VIH.
En 1986 la maladie a déjà fait plus d’un millier de victimes et est déclarée maladie à déclaration obligatoire.
Ensuite, la maladie s’est répandue à travers la Terre, malgré les mesures prises.
Aujourd’hui on estime à 30 millions, le nombre de personnes mortes en raison du VIH, dont la majorité en Afrique subsaharienne.

Le virus Ebola provoque des diarrhées et des vomissements, s’attaque au foie et aux reins et peut causer des hémorragies internes et externes. Le taux de mortalité est de 90%.

Et comme pour le VIH (sida), il n’existe à ce jour aucun traitement, ni vaccin contre cette fièvre hémorragique.
Même si pour le VIH (sida), il existe aujourd’hui des médicaments et autres trithérapies permettant de vivre normalement avec la maladie.

NegroNews

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