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[POLITIQUE] GUADELOUPE : LES 12 ENGAGEMENTS DE JOSETTE BOREL-LINCERTIN, PREMIÈRE FEMME ÉLUE AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL.

Seule candidature présentée pour l’élection du nouveau président du Conseil Départemental, c’est sans surprise que Josette Borel-Lincertin a été élue à la présidence, devenant ainsi la première présidente du nouveau Conseil Départemental de la Guadeloupe. Enseignante à la retraite, elle est la deuxième femme présidente d’une institution majeure en Guadeloupe après Lucette Michaux Chevry. Josette Borel-Lincertin débute sa carrière politique en 2004 en tant que première vice-présidente du Conseil Régional de la Guadeloupe. Elle conserve cette fonction après sa réélection lors des élections régionales de 2010 et assure « l’intérim » de Victorin Lurel en 2012 à la tête de la région après la nomination de celui-ci au ministère des Outre-Mer. Elle démissionnera en 2014 pour lui céder la place à son retour. Avec cette nouvelle position acquise en 2015, elle inscrit désormais son nom dans l’histoire politique de la Guadeloupe.

Dans son discours d’investiture, la nouvelle présidente a tracé les grandes lignes de son action future, à travers 3 défis et 12 engagements.

@polpubliques / FSL

 

« Monsieur le Président du Conseil Régional, Cher Victorin,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les conseillers régionaux,

Mesdames et messieurs les maires,

Mesdames et messieurs les élus,

Mes très chers collègues accompagnés de vos remplaçants,

Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités,

Mes chers compatriotes,

C’est avec une émotion difficilement contenue que la socialiste que je suis s’exprime devant vous ce matin, pleinement consciente des responsabilités que vous venez de me confier.

Pleinement consciente également de l’ampleur des attentes attachées à cette fonction et reconnaissante pour la confiance que vous m’accordez.

Soyez assuré que je tâcherai en toutes circonstances d’en être digne et à la hauteur des nombreux chantiers qui m’attendent.

Je voudrais avant toute chose rendre un hommage appuyé et républicain à mon prédécesseur le Dr Jacques Gillot, qui a présidé aux destinées de cette honorable assemblée 14 années durant.

S’il est une option qui nous sépare de la présidence sortante, c’est notre volonté d’aller plus loin et de faire beaucoup plus  dans l’accompagnement des personnes en situation de détresse. 

Qu’il me soit permis également de remercier chaleureusement la population guadeloupéenne qui a de nouveau fait confiance aux forces de progrès, en maintenant une majorité de gauche à la tête de cette collectivité prestigieuse.

Sur le canton de Basse-Terre, ces mêmes électeurs ont fait preuve d’un réalisme et d’une lucidité qui ont été au-delà de nos espérances.

Il en a été de même à Capesterre Belle-Eau où la victoire plus que symbolique de nos candidats a contribué à conforter  notre majorité départementale, en même temps qu’elle annonce sans doute, une lame de fond qui pourrait amplifier ce mouvement pour le changement dans cette localité.

Mes chers compatriotes, ce 2 avril 2015, était attendu depuis 23 ans par notre famille socialiste. Nous pouvons affirmer avec une grande fierté, que grâce à la lucidité des guadeloupéens, nous avons lavé l’affront de la trahison idéologique dont a été victime notre parti en 1992.

Cette blessure profonde ne saignait plus. Mais avait bien du mal à cicatriser, en plus d’une douleur qui demeurait encore vive par moment. Cette blessure pour les socialistes que nous sommes va enfin pouvoir se refermer, au prix d’une clarification qui s’est avérée nécessaire.

Le socle de gauche a vécu, pour faire place à la coalition socialiste et progressiste.

Je tiens à exprimer ma reconnaissance au président de région Victorin Lurel et au député-maire des Abymes, Eric Jalton, de même qu’à l’ensemble des élus de notre majorité, pour la confiance qu’ils m’ont témoigné. Je mesure l’honneur qui m’est fait.

Mes chers compatriotes, je n’ai pas oublié mon île natale, Marie-Galante. Je sais ce que je lui dois. Ma ténacité, ma volonté, ma droiture et ma loyauté. Ce sont les valeurs qui sont pour toujours profondément enracinées en moi.

Présidente du conseil régional entre 2012 et 2014, je me sens aujourd’hui investie de la même obligation de résultats et de moyens, avec en plus la singularité d’être la 1ère femme de gauche de l’histoire politique de notre archipel, à avoir eu l’honneur de servir son pays, en qualité de présidente de région, puis de chef d’exécutif départemental.

Nous ne pouvions pas espérer meilleur symbole pour entamer cette nouvelle mandature frappée du sceau de la parité totale.

C’est l’occasion pour moi d’adresser à toutes les conseillères départementales, aussi nombreuses que les hommes désormais dans cet hémicycle, un message particulier de bienvenu et tous mes vœux d’action efficace au service de nos compatriotes.

Je vous invite à inscrire, comme moi-même, la philosophie de votre engagement, dans les sillons creusés à mains nues par Gerty Archimède, cette grande figure de notre pays,  première guadeloupéenne avocate, première femme députée de Guadeloupe, membre éminent du parti communiste guadeloupéen, ancien maire de Basse-Terre, qui a incarné des années durant, l’intelligence politique et la lutte contre les inégalités.

« On ne fonde en soi, l’être dont on se réclame que par des actes » disait Antoine de Saint-Exupéry.

C’est dans ce cadre que je souhaite placer nos actions au service de nos concitoyens.

J’y ajouterai la détermination à agir envers les autres comme nous aurions apprécié qu’ils agissent envers vous, pour paraphraser le philosophe chinois Confucius dont je partage volontiers la pensée qui invite à accueillir avec modestie la destinée et à traiter autrui avec prévenance.

Désormais présidente du conseil départemental, je n’oublie pas non plus, le canton qui m’a élu et permis de briguer avec succès cette présidence.

Ce 3ème canton des Abymes est un concentré de toutes les difficultés auxquels peuvent être confrontés nos compatriotes et je vous avoue que j’ai pu en mesurer la gravité durant les semaines de campagne électorale au cours desquelles j’ai été à leur contact.

Je saurai mettre mon expérience, ma capacité d’écoute et cette fibre sociale qui me caractérise, au service de ceux et celles qui souffrent et envers qui nous avons le devoir de tendre la main.

Etre totalement disponible pour l’autre et en capacité de me consacrer exclusivement à la mission que vous m’avez confiée. J’en prends l’engagement devant vous et devant la population guadeloupéenne.

C’est en cela que je vous annonce ma démission du conseil régional, où j’occupais comme vous le savez, la fonction de 1ère vice-présidente.

La solidarité, c’est aider chacun à porter le poids de la vie et à la rendre plus facile.  Mais je suis encore plus sensible à la réflexion portée par Victor Hugo, suivant laquelle, le propre de cette solidarité, c’est de ne point admettre l’exclusion.  

Tout seul on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. Je vous propose d’ouvrir un nouveau chapitre dans la mise en œuvre de nos politiques publiques.

Pour plus d’efficacité, le nombre de membres de la commission permanente de notre assemblée sera réduit.

La même démarche s’appliquera pour les commissions trop nombreuses à mon sens et qui gagneraient à être regroupées, là encore pour plus de lisibilité et une meilleure performance  dans la conduite de nos actions.

 

 

Mes chers collègues, la Guadeloupe nous observe et s’exaspère des retards considérables et pénalisants,  pris au fil des années, dans la résolution des problématiques qui impactent notre quotidien. Nous devons mettre un terme à ces archaïsmes devenus insupportables.

Je nous engage à mettre en musique sans délai la feuille de route suivante, déclinée en actions prioritaires.

Lancer sans délai un programme d’investissement pluriannuel pour garantir une alimentation en eau performante et de qualité à l’ensemble des guadeloupéens, sur tout le territoire et en toutes saisons.

Je le dis avec solennité et gravité.  Cette mandature du conseil départemental, j’en prends l’engagement, sera celle qui réglera durablement le problème de l’eau en Guadeloupe. Car il y va de notre crédibilité d’élus en charge des affaires du pays.

Il s’agira pour atteindre cet objectif, de consolider l’appui des collectivités majeures au SIAEAG, de transformer nos créances estimées à  5 M€ vis-à-vis de ce syndicat intercommunal et de peser de tout notre poids pour doter la Guadeloupe d’une structure unique de gestion de nos ressources en eau.

Le Conseil Départemental prendra ainsi toute sa part dans  la satisfaction des besoins en eau de nos concitoyens en s’appuyant particulièrement sur l’Office de l’Eau Guadeloupe.

Trois défis me semblent prioritaires à relever au regard de notre situation.

D’abord, accroître la production et la sécuriser.

Les investissements engagés ces dernières années pour sécuriser et augmenter de manière conséquente la production, grâce à la mise à disposition d’eau brute par le Conseil Général,  (Belin à Port-Louis, Le Moule, Le Lamentin) seront poursuivis et amplifiés (Trois-Rivières, Deshaies, Sainte-Anne, Les Saintes…).

Cependant, comme vous le savez, améliorer les infrastructures et accroître la production ne suffisent pas.

Il convient aussi d’assurer la maintenance des réseaux et une gestion patrimoniale rigoureuse pour  réduire les fuites et faire évoluer de manière positive les performances de ces réseaux.

Au niveau du territoire, nous avons un devoir de solidarité et un impératif d’équilibre et d’équité.

Le 2ème défi doit consister à mobiliser les moyens financiers adéquats. Chacun doit y prendre sa part (commune, intercommunalité, Région, Département, Etat, Europe). C’est un véritable « Plan Marshall » qu’il conviendra de mettre en œuvre.

Là encore, je m’appuierai sur l’Office de l’Eau, pour mettre en place un  comité des financeurs dont il assurera la coordination  et pour accompagner les collectivités.

Tous les travaux prioritaires programmés sur l’ensemble du territoire et figurant au Schéma Départemental Mixte Eau et Assainissement doivent pouvoir être lancés.

Ce comité des financeurs  permettra aux autorités organisatrices de mobiliser toutes les ressources financières disponibles.

Le 3ème défi, mes chers collègues, ne sera pas des moindres : la gouvernance. Elle nous impose d’agir local et penser global. A travers une politique de bassin concertée, une structuration du service public de l’eau et une tarification équitable.

La nécessaire concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire devra se poursuivre au comité de bassin, véritable parlement de l’eau, où nous aurons trois représentants.

Nous devons réussir la structure unique de production pour laquelle la réflexion est largement engagée et tendre également vers une structure unique de gestion de l’eau pour l’ensemble du territoire englobant la production, le transport, le stockage et la distribution.

Le Département comme la Région en seront membres puisque le choix s’est porté sur un syndicat mixte ouvert.

C’est avec ce même volontarisme et cette même détermination à agir pour transformer la vie de nos compatriotes, que notre nouvelle majorité s’attachera sans tarder,  à remettre à plat l’organisation des transports interurbains,  pour une meilleure connectivité entres les intercommunalités afin que circuler ne soit plus un frein décourageant notamment pour nos jeunes en parcours d’insertion.

Nous nous engageons à :

  • § Mobiliser un emprunt pour contribuer, avec la région,  à l’effort nécessaire de relance de l’activité dans l’archipel, par la commande publique.

Nous nous engageons à :

  • § Œuvrer à une meilleure prise en charge des personnes âgées et de la dépendance

Nous nous engageons à :

  • § Redéfinir le partenariat avec les crèches de l’archipel pour garantir leur pérennité

Nous nous engageons à :

  • § Mettre en œuvre une politique de la petite enfance axée sur la scolarisation précoce  et l’éveil avant 3 ans

 Nous nous engageons à :

  • § Réviser le plan départemental d’insertion, par la mobilisation de moyens budgétaires plus conséquents, notamment par une utilisation optimale des sommes allouées via le FSE,  en tant qu’autorité de gestion intermédiaire.

Nous nous engageons à :

  • § Intégrer résolument le conseil départemental dans le chantier du développement du numérique sur le territoire (très haut débit)

Nous nous engageons à :

  • § Restructurer le SYVADE
  • § Renforcer le soutien du conseil départemental aux communes, en complément des C2DT initiés par la collectivité régionale

Nous nous engageons à :

  • § Optimiser le potentiel fiscal du conseil départemental
  • § Développer les équipes de rue pour prévenir et mieux traiter l’exclusion
  • § Mieux accompagner les personnes en situation de handicap

Nous nous engageons enfin à :

  • § Accélérer, enfin, le processus de création de l’académie créole dans le cadre d’un lyannaj pou kréyol avec la région Guadeloupe

Au-delà de notre volonté réaffirmée de faire mieux, autrement et davantage dans tous les domaines qui relèvent de notre compétence, je souhaite donc impulser, avec vous,  une nouvelle dynamique partenariale entre le département et la région, à travers une charte de bonne gouvernance et d’entente cordiale.

De même,  je proposerai à l’exécutif régional, d’instituer une Conférence des présidents qui se réunira à intervalles réguliers pour traiter des grands dossiers nécessitant une approche transversale et la mise en œuvre de financements publics conjoints.

Cette même approche partenariale doit nous permettre aussi d’envisager la tenue de commissions permanentes et de commissions thématiques communes à nos deux assemblées pour rendre nos actions encore plus efficaces notamment dans les domaines de l’éducation, du tourisme, de la culture, du sport et  du haut débit.

Mais l’expression de cette volonté commune de renforcer la collaboration entre le département et la région,  pour apporter des réponses immédiates aux problématiques qui nécessitent une action concertée et coordonnée des deux collectivités, doit se faire dans le respect des prérogatives de chacune de nos assemblées et de leur souveraineté.

Il ne s’agit absolument pas mes chers collègues de renoncer à la fierté et à l’honneur d’une collectivité libre.

Encore moins d’établir une quelconque tutelle d’une assemblée sur une autre. Et certainement pas d’inscrire le pays d’emblée dans une collectivité unique de fait, au seul motif que les deux exécutifs de notre archipel sont présidés désormais par les mêmes majorités.

Notre ligne est celle du droit commun et celle du cadre dans lequel s’inscrit la réforme des collectivités territoriales souhaitée par le gouvernement.

A charge pour nous, d’ici 2020, de nous entendre pour envisager ou pas une évolution de nos institutions, après consultation des guadeloupéens, mais certainement pas à marche forcée.

Il nous appartient de faire la preuve qu’en redonnant vigueur à la synergie région/département, dans une logique de mutualisation, de coproduction  et d’actions concertées dans l’intérêt de la Guadeloupe, nous pouvons faire plus et aller plus loin.

C’est à cette belle démonstration d’intelligence politique et de responsabilité que j’invite tout un chacun, en prenant le pays à témoin.

Aujourd’hui, une nouvelle étape est donc nécessaire dans l’action du Conseil Départemental pour satisfaire les besoins essentiels de nos compatriotes.

Présider une collectivité majeure, c’est avant tout prévoir, se projeter dans l’avenir.  

L’un des axes fondamentaux du programme sur lequel nous nous sommes engagés consiste à anticiper le choc du vieillissement de notre population et à exploiter les opportunités économiques offertes par l’accompagnement de nos anciens.

Nous le ferons en garantissant la diversité et la qualité de l’offre d’accueil des personnes âgées. En encourageant des solutions à la carte aux personnes en perte d’autonomie, mais aussi par un soutien plus efficace à la filière des services à la personne.

Je pense particulièrement à l’accueil familial des personnes âgées et à toutes les solutions qui peuvent être mises en œuvre pour les maintenir à domicile.

Nos efforts doivent être déployés avec la même énergie pour l’épanouissement de nos enfants. Notre majorité s’emploiera à créer un vrai service public local de la petite enfance.

Il s’agira singulièrement     de repenser nos relations avec les crèches, de proposer des solutions peu coûteuses de garde d’enfants, partout sur le territoire, de développer aussi des systèmes alternatifs de garde d’enfants, mais surtout de favoriser l’apprentissage des langues étrangères dès le plus jeune âge.

Notre ambition est également de nous poser en véritable garant de la santé des guadeloupéens et nous assurer de leur accès universel aux soins.

Pour y parvenir, nous devons redonner aux dispensaires leur vocation de centres de santé pour tous, au plus près de nos concitoyens et des plus démunis.

Mes chers collègues, notre action doit aussi nous conduire à faire en sorte que chacun de nos compatriotes cultive le respect de soi et des autres.

Le conseil départemental doit ainsi contribuer à sa mesure, à la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence.

Il nous faudra renforcer les dispositifs d’écoute, de signalement et de médiation, de même que la lutte contre les violences faites aux femmes en créant la Maison des Femmes, destinée à accueillir celles qui sont battues et à leur proposer des solutions d’urgence ou pérennes.

Il s’agira aussi de mieux appréhender le risque de récidive, pour les détenus sortant de prison  et de sensibiliser davantage les jeunes aux effets indésirables des conduites addictives afin de prévenir les risques d’échec dans leur parcours de formation.

A tous ces jeunes qui ne cessent de me dire depuis mon élection comme conseiller départemental, qu’ils placent beaucoup d’espoir en moi, je veux redonner l’envie de s’investir, de travailler, de montrer leur volonté de se réinsérer. Aidez-moi à vous aider.

C’est l’appel que je leur lance ce matin au nom de notre collectivité départementale qui saura les accompagner autant que nécessaire, pour peu qu’ils manifestent le désir de s’en sortir.

La crise que traverse la France n’épargne pas notre archipel. Elle provoque encore plus d’exclusion et fragilise davantage les plus démunis.

L’action sociale du département est donc primordiale pour les plus vulnérables d’entre nous, dont le nombre ne cesse malheureusement de croitre.

Cette tendance lourde appelle de notre part des réponses adaptées et soutien plus marqué à ceux qui sont dans le besoin. Il est  concevable de dégager des excédents raisonnables dans le cadre d’une gestion saine de la collectivité tout en satisfaisant au mieux les besoins d’une population fragile.

A tous, je veux dire également ma volonté de mettre en œuvre une répartition équitable de l’effort du département en faveur de tous les cantons.

Je veux donner du sens et faire vivre le principe d’équité territoriale, afin qu’aucun canton ne soit laissé pour compte ni excessivement soutenu.

Il me parait en outre nécessaire de développer une meilleure solidarité à l’égard les îles du sud et des parties de notre territoire qui ont pu être négligées durant les précédentes mandatures.

Bien que le développement économique ne soit pas de son ressort, notre collectivité départementale jouera pleinement son rôle, pour redynamiser les pans traditionnels de notre économie, à savoir l’agriculture et la pêche.

Le conseil départemental aura à cœur de mettre autant que possible son patrimoine foncier disponible au service d’une agriculture performante, mais aussi de l’élevage, dans le but de tendre le plus possible vers la satisfaction de nos besoins alimentaires.

Oui, c’est l’ambition portée par une équipe responsable, compétente, enthousiaste, dans une assemblée départementale qui consacre la parité et qui change la face politique de notre Guadeloupe.

C’est l’ambition d’une nouvelle majorité de gauche républicaine, respectueuse des minorités et qui prend l’engagement de garantir la bonne gouvernance de l’institution départementale.

La population guadeloupéenne a fait de chacun d’entre nous, ses représentants au sein de cette assemblée.

La présidente socialiste que je suis veillera, par respect pour les électeurs qui nous ont accordé leur confiance, à lutter contre l’absentéisme lors de nos travaux dans cet hémicycle ou en commission. Car il y va là aussi de notre crédibilité d’élus du peuple.

Je m’attacherai aussi à élaborer en concertation avec l’ensemble de la représentation départementale, une charte de moralité et de lutte contre les conflits d’intérêt.

Enfin, soyez assuré que notre assemblée saura faire entendre sa voix dans le dossier de la reconfiguration de l’université des Antilles. Il me parait évident que dans cette affaire, département et région doivent adopter une démarche commune et parler le même langage, à l’instar de la Martinique et de la Guyane.

Mes chers collègues, chers compatriotes, voilà la feuille de route que je propose à la Guadeloupe à l’aube de cette nouvelle mandature du conseil départemental : une action volontariste, déterminée, soucieuse de ceux qui souffrent, solidaire, mais surtout une action visionnaire, audacieuse, qui refuse, enfin, de subir la crise.

C’est le contrat que je vous propose pour les six prochaines années.

Le pari d’une Guadeloupe qui d’ici là aura rattrapé tous ses retards en terme d’équipements et de satisfaction de vos besoins légitimes.

Le pari d’une Guadeloupe plus apaisée, cultivant comme son jardin, le vivre ensemble et le mieux être ensemble.

Chers collègues, mes chers compatriotes, j’ai sans doute été un peu longue dans mes propos. Je n’en dirai donc pas davantage.

Lors de la prochaine plénière de notre assemblée, j’aurai l’occasion de vous présenter un discours de politique générale qui déclinera dans le détail, les actions que j’entends mener avec vous.

Je vous remercie. 

 

Source : http://politiques-publiques.com/guadeloupe/les-12-travaux-josette-borel-lincertin/

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