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ZIMBABWE : QUI EST MNANGAGWA, LE CROCODILE AUX PORTES DU POUVOIR

Surnommé le « crocodile » pour son caractère impitoyable, l’ancien bras droit de Robert Mugabe récemment démis de ses fonctions de vice-président, Emmerson Mnangagwa, est en passe de lui succéder à la tête du Zimbabwe, après l’annonce de sa démission. En pole position pour accéder aux instances suprêmes, il a été choisi dimanche pour remplacer Robert Mugabe à la direction du parti au pouvoir, la Zanu-PF. Deux semaines plus tôt, pourtant, son avenir semblait compromis.

Né le 15 septembre 1942 à Zvishavana, dans le sud-ouest d’un Zimbabwe, le jeune Emmerson a grandi en Zambie. Fils d’un militant anticolonialiste, il rejoint en 1966 les rangs de la guérilla indépendantiste contre le pouvoir de la minorité blanche. Arrêté, il échappe à la peine capitale et purge dix ans de prison.

Dès l’indépendance du Zimbabwe en 1980, Robert Mugabe a mis Emmerson Mnangagwa sur orbite en lui confiant d’importants postes ministériels (Défense, Finances…). En 2014, il accède à la vice-présidence du Zimbabwe d’où il sera limogé le 06 novembre 2017, victime des ambitions politiques de la Première dame, perdant de facto son statut de dauphin naturel du chef de l’Etat.

Coup de force de l’armée. Sa déchéance n’aura duré que quelques jours. Son limogeage a entraîné un coup de force de l’armée, hostile à l’ascension de Grace Mugabe. Lui est resté prudemment loin de la crise, en exil dans un pays inconnu. Ce qui n’a pas empêché son nom de résonner dans tout Harare au cours des sept derniers jours. Mercredi matin, Emmerson Mnangagwa est sorti de son silence pour appeler son ancien mentor à « tenir compte » des appels à la démission. Dans son communiqué, il a mis les formes afin de ne pas apparaître comme le cerveau de l’intervention militaire. Comme celui qui aurait tué le père.

Qualifié de « jusqu’au-boutiste par essence », il serait aussi l’un des hommes les plus riches d’un régime critiqué pour sa corruption, avec des intérêts dans les mines d’or. Un câble diplomatique américain datant de 2008, révélé par WikiLeaks, évoquait « un patrimoine extraordinaire » en partie amassé lorsqu’il a aidé le président Laurent Kabila à combattre les rebelles en République démocratique du Congo (RDC).

NegroNews

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