LE ZIMBABWE LÉGALISE LA VENTE DU CANNABIS

LE ZIMBABWE LÉGALISE LA VENTE DU CANNABIS

Le Zimbabwe emboîte le pas au Lesotho un pionnier africain en production de cannabis. Selon un décret du ministre de la Santé paru au Journal officiel ce 27 avril 2018, la production de cannabis est désormais légale au Zimbabwe. Toutefois elle doit être à caractère thérapeutique ou servir les recherches scientifiques. Une autorisation très rigoureuse accordée par l’état est exigée pour la production.

Au Zimbabwe, la production et l’utilisation du cannabis en grandes quantités étaient passible de peines allant jusqu’à douze ans de prison. L’herbe était jusque là tolérée dans le pays en petites quantités pour la médecine traditionnelle, notamment pour traiter l’asthme, l’épilepsie ou pour accélérer la pousse des cheveux. Cette étape est révolue. Aujourd’hui , la marijuana peut être produite dans le pays. Le Zimbabwe a donc décidé de légaliser sur son territoire la production de cannabis à des fins médicinales ou scientifiques.

Les entreprises et les particuliers pourront obtenir des licences les autorisant à cultiver la plante, surnommée localement «mbanje» ou «dagga». Le nouveau texte permet aux citoyens zimbabwéens ou aux entreprises dûment établies dans le pays de solliciter un permis de production d’une validité de cinq ans auprès du ministère de la Santé sous strictes conditions. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé David Parirenyatwa. Le décret stipule que :. « Le demandeur doit préciser la quantité maximale, exprimée en poids net en grammes, du cannabis frais, séché ou sous forme d’huile qu’il s’engage à produire, sous quelle période, ainsi que le nombre maximal de plants qu’il vendra ».Aussi précise-t-il que: « les producteurs qui ont l’intention de posséder, produire, vendre, fournir, transporter ou livrer du cannabis en plus d’un seul point » devront demander un autre permis.

Selon le journal zimbabwéen The Herald, le ministère de la Santé peut néanmoins refuser de délivrer ou de renouveler la licence d’un producteur s’il ne respecte pas certaines règles. Notamment si ce dernier « n’a pas autorisé les autorités compétentes à effectuer une inspection » ou si le ministère de la Santé « a des motifs raisonnables de croire que des renseignements faux ou trompeurs ont été fournis, ou que des documents faux ou falsifiés ont été présentés pour demander la licence ». De même, les candidats dont il est prouvé qu’ils sont impliqués dans des trafics illicites ne devraient pas voir leur requête aboutir.

Le cannabis est assez utilisé dans le domaine médical. Autoriser sa culture en Afrique est un atout pour le développement de la médecine locale. Le Lesotho à compris plus tôt la culture du cannabis y est légalisé depuis 2017.

L’Uruguay fut le premier pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis en décembre 2013.

DUNAMIS ADJIGO

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