ZIMBABWE: UNE AMNISTIE POUR 3OOO DETENUS

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a accordé une amnistie à quelque 3.000 personnes, pour l’essentiel des femmes et des jeunes, détenues dans les prisons surpeuplées du pays, ont annoncé jeudi les autorités pénitentiaires du Zimbabwe.

« Le président a, selon la Constitution du Zimbabwe, décidé d’accorder une grâce à certains détenus (…) cela facilitera la décongestion de nos prisons », a indiqué l’administration pénitentiaire du Zimbabwe (ZPCS) dans un communiqué.

Environ 3.000 détenus sont concernés par cette mesure.

En outre, les condamnés à mort qui attendent leur exécution depuis plus de dix ans dans les couloirs de la mort verront leurs peines commuées en réclusion criminelle à perpétuité, selon les autorités. Les condamnés pour meurtre, trahison, viol, vols à main armée ou avec violence et ceux punis par une cour martiale sont exclus de cette mesure d’amnistie.

Tous les prisonniers malades et âgés de plus de 60 ans qui ont déjà accompli un tiers de leur peine vont également de la liberté.

Près de 100 personnes sont actuellement dans le couloir de la mort au Zimbabwe, où la dernière exécution remonte à 2005 en raison du manque de bourreaux, chargés de cette tâche.

En octobre 2017, les autorités carcérales ont cependant annoncé avoir reçu une cinquantaine de candidatures pour le poste de bourreau. Le mois suivant, en novembre, l’ancien président Robert Mugabe annonçait la reprise des exécutions. Mais son projet sera probablement mis à mal par Emmerson Mnangagwa qui a pris le pouvoir avec l’aide de l’armée et du parti au pouvoir.

Emmerson Mnangagwa est, en effet, connu pour être un opposant résolu à la peine capitale. Un choix qu’il explique par son passage dans le couloir de la mort, alors que le Zimbabwe était encore la Rodhésie où il manqua de peu d‘être exécuté.

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