VINGT BASKETTEUSES AFRICAINES POUR UN CAMP DE LA NBA

Elles sont toutes africaines et ont été choisies dans huit pays différents, elles ont pris part au tout premier camp d’entraînement féminin organisé sur le continent, à Dakar, par la prestigieuse ligue américaine de basket NBA.

En implantant ses installations depuis jeudi dans les locaux du stade Marius N’Diaye, ledit camp a mis sur pied une organistion très structurée où les moins de 17 ans, sont encadrées par les Américaines Ruth Riley (double championne WNBA et championne olympique à Athènes en 2004) et Jennifer Azzi (championne olympique à Atlanta 1996) et les anciennes internationales Hamchétou Maïga-Ba (Mali), Astou Ndiaye (Sénégal) et Clarisse Machanguana (Mozambique).
« C’est juste beaucoup de travail. On doit travailler chaque jour. Le basket est un sport répétitif donc on ne peut pas se relâcher », a confié la sénégalaise Binata Diatta, 15 ans, après une session d’entraînement.

Le projet en question, a commencé par être cuisiné depuis un an où un programme sénégalais d’éducation par le sport (le Seed project) et la NBA Academy ont décidé de détecter à travers ce camp, les meilleurs espoirs du basket masculin et féminin en dehors des Etats-Unis. Donc, cette initiative ne viserait pas seulement le continent africain et aurait bien l’intention de visiter aussi l’Australie, la Chine et l’inde avant la fin de cette année.

C’est l’occasion pour Lydie Mwamba, cette jeune basketteuse de 15 ans, de souligner que les filles s’entraînent « rarement » dans son pays, la République démocratique du Congo, parce qu’il y a « trop de guerres ».
« Si une Congolaise va jouer ailleurs, elle peut devenir professionnelle, mais pas au Congo », a-t-elle complété, sans cacher sa grande joie d’avoir été choisie pour venir jouer à l’académie NBA ».

C’est au tour de Ruth Riley d’afficher tout son satisfecit.
« J’ai vu le progrès, notamment pour les jeunes femmes. Quand on les regarde, elles ont soif d’apprendre. Elles aiment que l’on soit ici et que l’on croit en elles », explique Ruth Riley. Nous voulons qu’elles quittent le terrain non seulement avec des connaissances supplémentaires en basket, mais aussi qu’elles aient compris que c’est un moyen d’acquérir une éducation, d’avoir une vie meilleure. Qu’elles quittent le terrain en étant des femmes courageuses et qui ont confiance en elles », ajoute l’ex-championne américaine.

Le camp a pris fin ce dimanche et nous espérons juste que ce n’est pas la première et la dernière édition.

VINCINQ ZEROWIT

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