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[INSPIRATION] UNE TECHNOLOGIE 100% AFRICAINE POUR REMPLACER LA FIBRE OPTIQUE

Dans un article précédent sur la technologie PWCS mise au point par le Dr. Victor Agbegnenou d’origine togolaise, nous vous parlions des difficultés rencontrées sur le terrain africain par le créateur de cette technologie. Aux dernières nouvelles et d’après le magazine « Investir au Cameroun », cette technologie est en passe d’être implémentée au Cameroun par la société camerounaise IdreamGroup.

Cette société est en charge de commercialiser cette technologie en Afrique et selon son PDG, Lebon Ngounou : « le PWCS est l’alternative la plus économique du marché pour résorber la fracture numérique en assurant une capacité et des débits comparables à ceux de la fibre optique pour un coût jusqu’à 10 fois inférieur». Le PWCS permettrait, selon son promoteur, d’offrir aux consommateurs africains du triple play (internet à très haut débit, téléphonie et télévision) pour 15 000 FCFA par mois.

Concrètement, explique à nouveau Mr. Lebon Ngounou, le PWCS est une « technologie de ligne de vue. Cela signifie que le signal est transmis entre deux antennes – celle d’un émetteur et celle d’un récepteur. Et le message ne passe entre ces deux points qu’en l’absence d’obstacle, comme un bâtiment ou un relief. En cas d’obstacle, on ajoute un relais. Le récepteur est ensuite relié à l’utilisateur par câblage, optique ou non. L’abonné, muni d’un décodeur peut alors bénéficier d’une offre triple play. Chaque récepteur peut également devenir un émetteur relais, ce qui permet la création d’un réseau dense et ce jusqu’au dernier kilomètre, souvent très cher à raccorder en fibre optique.»

Rappelons que ce précédé a déjà été testé en situation réelle dans la ville d’Auger Saint Vincent, à 50 km de Paris. Et cette technologie équipe déjà l’Université de Ouagadougou ou encore le siège de l’UEMOA.

MAIS POURQUOI UNE TELLE TECHNOLOGIE SERAIT-ELLE BOUDÉE PAR L’INDUSTRIE DES TÉLÉCOMS ?

Pour Mr. Lebon Ngounou, c’est peut-être parce qu’elle remet en cause toute l’industrie de la fibre optique et des réseaux traditionnels. «Nous n’avons commencé la commercialisation qu’en 2011, il faut du temps», relativise Lebon Ngounou. « Nous avons des contacts très poussés avec une dizaine d’opérateurs historiques et opérateurs privés du continent ainsi qu’avec des institutions étatiques en charge des télécoms. Nous allons très probablement signer dans un future proche », déclare-t-il, optimiste.

Les experts que nous avons contacté confirment que la technologie PWCS en question permet de transporter des débits très élevés avec une excellente qualité de service, mais ils émettent toutefois des réserves sur son implémentation à grande échelle. La portée réduite de cette technologie impliquerait beaucoup de relais, multipliés par la contrainte de visibilité directe évoquée par le promoteur lui-même. Cette solution africaine serait donc très prometteuse, mais elle n’aurait pas atteint le niveau de maturité suffisant pour être déployée à grande échelle.

À ces réserves, le promoteur répond que, par la nature même des fréquences sollicitées, le PWCS, peut s’implémenter à grande échelle, sans difficultés particulière sur les plans technique, géographique et financier et, en plus, il résout la problématique du dernier mètre à bas coût. «Pour vous donner une idée, pour une ville comme Douala, il nous faudrait entre 6 à 8 stations relais pour desservir la ville et ses environs en triple play», assure Lebon Ngounou.

Espérons que cette technologie soit adoptée par d’autres pays africains, pour réduire, voir faire disparaître la fracture numérique entre le nord et le sud et cette fois avec une technologie africaine avec 30 ans d’avance sur les technologies télécom actuelles.

Source : investiraucameroun.com

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