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UN MANNEQUIN NOIR TATOUÉ D’INSULTES RACISTES DÉNONCE LA « LEPENISATION DES ESPRITS »

La « lepenisation des esprits », un terme qui revient souvent, encore plus en cette période électorale où les électeurs se reconnaissent davantage en Marine Le Pen ou en son parti le Front National. Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) explique que cette « lepenisation des esprits » consiste en la « libération de la parole raciste ».

C’est pour dénoncer ce racisme verbal que le CRAN a initié ce lundi une manifestation à la place de la République à Paris, intitulée « the human billboard ». Si les journalistes Audrey Pulvar et Harry Roselmack, ainsi que Souleymane Sylla, la victime des supporters de Chelsea insultée dans le métro parisien, ont également participé à cette campagne, c’est pourtant d’une façon particulière que les participants ont protesté.

Pendant qu’un agent de nettoyage nettoyait les tags anti-Macron et anti-Le Pen sur la statue dédiée à la République, un mannequin prend la pose devant le monument, torse nu, avant de distribuer des tracts aux passants : « le racisme laisse une trace indélébile ». « Racaille » sur le front, « enculé de noir » sur la joue droite, le mannequin noir, le corps recouvert d’insultes racistes, a déambulé lundi matin place de la République à Paris pour sensibiliser au racisme et dénoncer la « lepénisation des esprits ». Sur son buste, le mannequin arbore des tatouages éphémères: « esclave » sur les pectoraux, « sale arabe » dans le coup ou encore « fainéant » ou « gros nez » sur les bras, ainsi que des dessins représentant une corde de pendu, un bonnet du Ku klux klan, des chaînes rapporte le site d’information de BFM TV.

« Nous voulons rappeler aux gens trois choses: l’injure raciste est un délit, elle ouvre la porte à d’autres délits comme l’agression physique, et l’insulte laisse des traces durables sur le corps, comme les cicatrices », a conclu Louis-Georges Tin

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