TROIS ANS DE PRISON POUR TEODORIN OBIANG ‎

Depuis quelques années, la justice française semble s’acharner de la façon la plus virulente contre certaines familles présidentielles africaines, à tord ou à raison, c’est selon. Une envie qui dénote tout de même d’une forme d’ingérence évidente.

Malheureusement pour Teodorin Obiang, fils du Président de la Guinée Équatoriale et ministre de l’agriculture du même pays, c’est sur sa personne que la justice française semble avoir jeté son dévolu. En effet, celui-ci fait l’objet d’une procédure judiciaire qui dure depuis quelques années maintenant. On se souvient tous d’ailleurs de la saisie réalisée en France de ses biens, notamment des voitures de luxe à faire perdre la tête à n’importe qui‎.

Il y a quelques jours, le parquet parisien a fait savoir au juge durant son réquisitoire qu’il souhaitait voir Teodorin Obiang frappé de trois ans de privation de liberté. Pourtant dans cette affaire sur-mediatisée, devant ce qui est clairement un acharnement, le parquet se défend d’une focalisation sur la personne de Teodorin. « Si Teodorin Obiang est le premier à être jugé dans les affaires de biens mal acquis, ce n’est pas qu’il soit une cible,‎ mais parce que son cas ne présente aucune difficulté pour le délit de blanchiment », s’est d’ailleurs justifié le procureur. ‎

Le fils du président de la Guinée Équatoriale est précisément attaqué pour avoir dépensé sur le territoire français, en mobilier et immobilier, pas moins de 150 millions d’euros. Officiellement, ils proviennent des comptes d’une société forestière détenue par ce dernier. Mais pour le parquet, cette société ne serait là que pour servir d’écran, «une coquille vide ». D’où viendrait cet argent alors? ‎Pour le procureur c’est bien simple, en réalité, ces sommes astraunomiques seraient le résultat ‎d’un détournement massif de fonds publics. ‎

Aussi, le procureur, réclame donc un jugement sévère, car il faut également prendre en compte la personnalité dispendieuse du prévenu. C’est en réalité là toute la raison de cette procédure qui présente tous les caractères d’une condamnation annoncée. Sinon, comment comprendre que tant d’autres ne sont pas plus inquiétés que cela, alors même qu’ils peuvent aisément être mis en cause? C’est notamment le cas d’Ali Bongo, de Sassou Nguesso. Ce sont des chefs d’États direz-vous, soit, Pascaline Bongo elle ne l’est pas et pourtant elle a le sommeil bien tranquille.

La réalité est que cette arrogance que traduit le personnage Teodorin Obiang, cette démesure est de nature à irriter la classe dirigeante française. Nous ne légitimons pas les détournements de deniers publics orchestrés par ces régimes peu démocratiques, mais nous savons très bien que la France n’est aucunement guidée par un désir de justice.

Notre avis est tout simple, cette procédure est fallacieuse, arrogante et traduit une forme évidente de paternalisme et  d’ingérence de la France dans des affaires qui relèvent de la gestion d’un État « souverain ». Nous aurions pu croire en la bonne foi de la justice française si les biens saisis étaient restitués par le biais du tissu associatif par exemple à cette Afrique volée par les dictateurs et leurs familles. Mais il n’en est rien à ce jour.

NegroNews

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