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LES TRANSFERTS D’ARGENT EN AFRIQUE SONT LES PLUS COÛTEUX AU MONDE

Il y a deux ans l’ong « Overseas Development Institute », basée à Londres révélait que les Africains perdent 1 milliard 800 millions de dollars en frais d’envoi par an. 2017, soit 3 ans plus tard cette tendance est loin de s’estomper, elle se confirme plutôt. Prenant le cas du Cameroun, cette même étude révélait que Quatre-vingt-quatorze milliards de F CFA ont été transférés par la diaspora vers le Cameroun en 2010 selon la Banque Mondiale. Mais les frais prélevés sont le double lorsqu’il s’agit d’envoyer du Cameroun vers l’Europe. C’est un sujet de frustration pour les usagers.

En dépit d’une réduction de 22 % depuis 2011, les coûts de transfert d’argent sur le marché africain restent les plus élevés au monde, fait remarquer dans son dernier rapport le Fonds international de développement agricole (FIDA). Aujourd’hui, les coûts que prélèvent les agences de transfert d’argent telles que Western Union ou MoneyGram dans certaines régions d’Afrique ne sont pas en dessous des 10 % de frais, alors que la moyenne mondiale est de 7.45 %. Pour exemple, envoyer 200 dollars vers l’Afrique australe vous reviendra à 14,6 % de frais, les plus élevés dans le monde.

La principale raison évoquée (comme il y a deux ans), par le FIDA est le manque réel de concurrence. Même si de plus en plus de banques panafricaines et internationales se sont engagées dans le business de transferts d’argent rapides, mais de façon générale entre pays africains. Ce sont donc les investisseurs et migrants africains sur les autres continents, tels que l’Asie et l’Europe qui ont fort à faire avec ces coûts excessifs.

Pourtant, malgré ces coûts élevés, l’Afrique a reçu en 2016, 60 milliards de dollars de transfert de fonds, avec en-tête de peloton le Nigeria, l’Egypte et le Maroc, participant nettement au PIB de ces pays. Une recrudescence des transferts internationaux qui s’explique par une population en croissante migration, tant au sein de l’Afrique qu’en dehors, aujourd’hui estimée à 33 millions. Mais les transactions entre l’Afrique et le reste du monde pourraient davantage prendre l’ascenseur si les coûts pratiqués par les agences étaient considérablement réduits, conformément aux objectifs de développement durable des Nations Unies.

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