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TRAITÉE DE « NÉGRESSE » PAR SA RESPONSABLE, ELLE EST ACCUSÉE DE RACISME

Pour avoir déclaré « je suis chez moi » en Guyane, une inspectrice du travail de Cayenne a été convoquée jeudi en commission disciplinaire à Paris où elle doit répondre de propos « discriminatoires » et « racistes », un « scandale », selon ses défenseurs qui réclament l’annulation de la procédure.

Après un poste à Créteil, Henriette Henry, originaire de la Guyane est mutée à Cayenne en 2010. Un poste qu’elle désirait afin de pouvoir retourner sur sa terre natale. Mais dès son arrivée, la collaboration avec sa supérieure va être très compliquée. C’est un véritable cauchemar qu’elle vit avec sa responsable qui lui profère des injures au quotidien. Un jour de 2016, elle entend cette dernière la traiter de « négresse ». « Je passe devant le bureau de cette dame, la porte était ouverte, elle a commencé à rigoler et j’ai entendu quelque chose qui se terminait par négresse », raconte-t-elle.

À bout des remarques et des propos qu’elle encaissait depuis plus de cinq ans, elle va voir sa responsable pour lui faire part de son ras-de-bol. « J’y suis retournée après pour lui dire que ce n’était plus possible. Je lui ai dit devant tout le monde que j’étais ici chez moi, que je n’en pouvais plus », explique-t-elle.

Et c’est avec une grande surprise, qu’Henriette Henry apprend qu’à cause de ses propos, elle risque une rétrogradation et jusqu’à deux ans de suspension. Dans un rapport révélé par l’AFP, le ministère justifie cette convocation par des propos « discriminatoires » et « racistes », qui « affirment une différence de droit entre agents publics fondée sur l’origine géographique. »

Quant à sa supérieure, elle, n’a pas été appelée devant la commission. Cependant, elle pourrait quand même être sanctionnée en interne, mais moins durement. Ses paroles sont jugées « moins graves » car elle ne les a pas proférées en public.

La fonctionnaire est soutenue par la CGT et par le syndicat guyanais UTG, qui parlent de « scandale ».

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