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LE TAEKWONDO, UN SPORT GRANDISSANT EN COTE D’IVOIRE

Le sport populaire de Côte d’Ivoire, et même d’Afrique, c’est le football. Mais depuis quelques années, l’Afrique sait se diversifier au niveau sportif. C’est le cas en cote d’ivoire où le Taekwondo devient une pratique courante dès le plus jeune âge. 

En Côte d’Ivoire, les gymnases se remplissent de plus en plus aux dépens des habituels terrains de foot. Les enfants ne veulent plus suivre les traces de Didier Drogba ou encore Yaya Touré, mais veulent devenir des futurs Ruth Gbagbi ou Cheick Cissé. Et pour cause, Ruth Gbagbi a obtenu une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio puis l’année suivante, elle a été sacrée championne du monde en Corée du sud, pays du taekwondo. Cheick Cissé a décroché la médaille d’or de son pays lors des JO de 2016 et s’était exprimé sur son sport « Ma médaille d’or va aider le développement du taekwondo en Côte d’Ivoire ». 

3 ans plus tard, le nombre de licenciés est passé de 16 000 à 40 000 personnes, faisant de l’art martial le deuxième sport du pays, devant l’athlétisme et le basket. 355 clubs sont répartis dans toutes les régions du pays. Tout ceci n’aurait pas été possible sans Daniel Cheick Bamba. L’ancien ministre de l’Intérieur de 2006 à 2007 et grand passionné de taekwondo, à la tête de la fédération depuis 2009, a mis en place de nombreuses réformes de professionnalisation et de démocratisation de l’art martial. 

Dans la salle polyvalente de Treichville à Abidjan, plus de 500 jeunes de tout âge et toutes catégories sont réunis pour s’affronter afin de remporter une médaille d’or et surtout être dans l’équipe nationaleDans cette salle Issac, 10 ans n’est clairement pas venu juste pour participer, le jeune est entraîné et enchaîne facilement les victoires. Lors des coups portés, les futurs taekwondoïstes poussent un cri propre à ce sport. « On appelle ça le kiap, le cri, explique Jean-Kévin, le coach d’Issac. On relâche tout pour effrayer l’adversaire. Par exemple, mon petit qui est là, est fan de foot, mais il aime le taekwondo. Pourquoi ? Parce qu’il arrive à s’y exprimer ! »

Christopher Agbidi, 17 ans, plus âgé, plus expérimenté, a lui d’autres objectifs. « Je me suis beaucoup entraîné et je pense que je peux aller plus loin. Je veux réussir à réaliser mes rêves. Je peux y parvenir. Je peux voyager comme Cheick Sallah Cissé, et même faire mieux que lui ». Des paroles très ambitieuses, mais les actes devront attendre, car le jeune lycéen doit passer son baccalauréat avant toutes choses comme l’ont affirmé son coach et ses parents. 

« Notre but aujourd’hui, c’est de préparer la relève de Cheick Cissé et de Ruth Gbagbi. Et je peux vous affirmer qu’elle est assurée. » Explique Jean-Luc Ayewouadan Adjemel, arbitre national. La Côte d’Ivoire met donc tout en œuvre pour faire encore plus évoluer ce sport, et faire profiter tous les jeunes déterminés, afin qu’ils puissent suivre les traces de leurs idoles ou même emprunter leurs propres chemins.

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