TABASSÉS PAR LA POLICE ÉTANT SOURDS ET MUETS

Le 02 mai dernier, au pied d’un immeuble de Ville-d’Avray, un lycéen discute avec ses amis, quand tout à coup un plomb de carabine le touche à l’épaule.
Le policier, ouvre le feu à quatre reprises et tout d’un coup surgit Mohamed DIAKITE, judoka de 24 ans, qui se fait recalé : « Dégage ! »
Le ton monte, le policier, l’attrape : « Il m’a serré la capuche par derrière pour m’étrangler, j’étais en train de m’étouffer, j’ai utilisé mes jambes pour le faire tomber, c’est là qu’il a dû se fracturer les deux doigts, je ne me rappelle plus » raconte Mohamed Diakité.
Mohamed réussi à se dégager, grâce à l’intervention d’un de ses amis et ses frères. « Barrez-vous ou je vous allume », hurle le policier après avoir tiré deux coups de feu en l’air.
Mohamed souffre de drépanocytose, cette maladie qui peut provoquer des convulsions en cas de stress mal contrôlé, il décide enfin de se réfugier dans le hall d’un immeuble voisin.
L’équipe de la BAC décide de le suivre, et brise la vitre de la porte pour l’attraper, coup de pieds dans les côtes, coup de poing en hurlant « tu vas mourir » et « tu vas mourir sale noir » avant de l’embarquer.
Mohamed se sentait mal, mais les policiers n’arrêtaient pas de « foutre de sa gueule » dit-il, il finira à l’hôpital tout de même.
48 heures après la garde à vue, deux des frères de Mohamed se retrouvent en comparution immédiate devant le tribunal de Nanterre, et c’est à ce moment précis de l’audience que la présidente découvre que les frères sont sourds et muets, alors qu’un procès verbal de 3 à 4 pages fut présenté. Ce qui est choquant, ce qu’à aucun moment, le commissariat de Sèvres n’a fait appel à un traducteur du langage des signes.
Le camp Diakite n’a pas de nouvelles jusqu’à présent du policier ayant lancé la carabine qui a blessé l’un des frères.
L’audience a été renvoyée au 19 juin prochain.

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