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[SPORT] WIMBLEDON. DUSTIN BROWN, LE SHOWMAN AUX DREADLOCKS

  • Par 1oo312ksa
  • 6 Années
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Dustin Brown, 189e joueur mondial s’est hissé au troisième tour du tournoi de Wimbledon. Il fait notamment le buzz avec un look atypique et un jeu spectaculaire. Portrait d’un joueur pas comme les autres.

Dustin Brown a réussi l’exploit, mercredi, de battre l’ancien n° 1 mondial Lleyton Hewitt en pratiquant un tennis ultra-spectaculaire. Le court n° 2 s’est enflammé pour l’homme aux dreadlocks, ce qui lui a valu un sacré coup de projecteur.

À la fois Allemand et Jamaicain

Né en Allemagne, il part vivre sur les terres de son père, en Jamaique, à l’âge de 12 ans. Il ne choisit pas la facilité en commençant sa carrière professionnelle là-bas. En effet, en Jamaïque, le tennis est loin d’être un sport populaire. Peu d’entraînement, pas d’encadrement pour les professionnels… Difficile de se faire une place dans le pays où le sprint est roi.

Il décide donc de tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. Ses parents lui offrent un camping-car pour partir à l’assaut du Vieux Continent. Il écume alors les petits tournois européens. Peu à peu, les premiers succès arrivent.

À Wimbledon en camping-car

En 2010, il débarque à Wimbledon. Même s’il est battu au premier tour par Jurgen Melzer, il tape dans l’œil de la fédération britannique. Après quelques recherches, elle découvre que ses grands parents paternels sont britanniques. La question de lui donner la nationalité anglaise est même posée.

Lui pourtant assure de n’être au courant de rien. « Ce sont les médias qui avaient soulevé la question mais je n’ai jamais eu de nouvelle de la Fédération britannique. Tant pis, le train est passé ».

Cette même année 2010, déçu par l’appui inexistant et les errances multiples de la Fédération jamaicaine, il décide d’opter pour la nationalité allemande, dont il défend officiellement les couleurs désormais.

À force d’écumer les tournois de moindre importance et d’y gagner de plus en plus souvent, il fait même son entrée dans le top 100 mondial début 2011. Air Berlin décide même de le sponsoriser.

Et si cette année était la bonne ?

Issu des qualifications et vainqueur de Leyton Hewitt au 2e tour de Wimbledon, mercredi (6-4, 6-4, 6-7, 6-2), il s’est étonné lui-même en « pleurant comme une gonzesse » après la balle de match, conscient qu’il venait de vivre son « jour de gloire » après des années de galère.

Le voilà pour la première fois au troisième tour d’un Grand Chelem avec un « excellent chèque » assuré sur son compte en banque (74 000 € minimum) et la perspective d’aller plus loin puisque son prochain adversaire, le Français Adrian Mannarino, boxe à peu près dans la même catégorie que lui (111e mondial).

« On me dit que mon tableau s’est ouvert. Moi je réponds que chaque match doit être joué. Mais laissez-moi d’abord savourer celui-ci. »

« Je ne changerai pas »

Si le public l’aime autant, c’est aussi pour son jeu si particulier : amorties en plongeon, volées surpuissantes en revers à une main, services sur le « T » et montées au filet incessantes.

Son look aussi ne passe pas inaperçu. Dreadlocks, piercing à l’oreille, colliers de coquillage et t-shirt sans manches : « Dreddy » ne ressemble en rien au joueur de tennis lambda. C’est aussi pour cela qu’il plaît tant.

Au début du tournoi, il s’est fait rappeler à l’ordre par les organisateurs, à cause de ses lacets jugés trop excentriques. Il faut dire qu’un lacet jaune fluo ainsi qu’un autre orange, cela ne correspond pas vraiment au dress code imposé à Wimbledon.

« Ça peut interpeller mais je suis comme ça depuis que je suis né. Ceux qui me découvrent aujourd’hui devront s’y faire car je ne changerai pas », avertit-il.

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