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[SPORT] ROGER MILLA : « UN MONDIAL AU BRÉSIL SANS LES LIONS INDOMPTABLES EST UNE CATASTROPHE »

  • Par 1oo312ksa
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Invité à la clôture des travaux de l’assemblée générale de l’Acaj vendredi dernier, l’ambassadeur itinérant en a profité pour évoquer également la question du retrait de Samuel Eto’o.

Invité à la clôture des travaux de l’assemblée générale de l’Acaj vendredi dernier, l’ambassadeur itinérant en a profité pour évoquer également la question du retrait de Samuel Eto’o.

Quelles impressions après la mise sur pied de cette association d’agents de joueurs ?

Je pense que c’est une bonne chose parce qu’on attendait ce genre d’initiatives depuis mais en vain. Maintenant qu’ils ont décidé de se regrouper en association, qu’ils soient sérieux et qu’ils s’arrangent à effacer cette mauvaise image qu’on leur a toujours collé lorsqu’on parle de fuite d’un joueur… Vous savez, le premier fautif c’est les managers qui sont toujours cités dans ces manœuvres ; et l’autre fautif c’est la Fédération camerounaise de football puisque aucun joueur camerounais ne peut sortir du pays sans le Certificat de transfert international (Cti) et c’est la Fécafoot qui le délivre, parfois avec la complicité des agents des joueurs. Maintenant, il est temps pour eux d’assainir cette activité pour le bien du football camerounais.

L’actualité sportive est marquée ces derniers jours par la convocation de Samuel Eto’o pour le match contre la Tunisie alors que sa présence à cette rencontre reste un mystère. Au cas où il refuserait de jouer, que pourrait-il se passer ?

Ecoutez, ce n’est pas à moi de réfléchir sur cette question. Ce n’est pas à moi de prendre des initiatives à ce sujet. Moi, je l’ai dit : je soutiens Samuel par rapport à ce qui s’est passé. On n’a pas à créer de la polémique sur la situation d’un joueur. Voyez-vous il y a deux ou trois ans, tout le monde l’a chassé sous prétexte que c’est lui qui foutait le bordel dans cette équipe. Maintenant qu’il a décidé de partir, on en fait un problème. Ça m’embarrasse un peu de voir que des gens réagissent ainsi.

S’il se retire, quand on sait qu’il vous écoute beaucoup, êtes-vous prêt à engager une action en faveur de son retour ?

Ce n’est pas à moi d’aller chercher Eto’o. Si on m’envoie voir Samuel, je vais y aller gratuitement d’ailleurs. Je ne cours pas après les frais de missions comme d’autres qui n’attendent que ce genre d’occasion. Mais ça ne veut pas dire que je vais le ramener. S’il a dit qu’il ne veut plus jouer comme vous les journalistes l’avez annoncé, il va d’abord falloir qu’il accepte de revenir. Moi je n’étais pas dans le vestiaire lorsqu’il a annoncé son retrait. Ce n’est que le lendemain que je l’ai appris. Je me dis qu’il a été convoqué par l’entraîneur. Maintenant, il faut attendre qu’il décline la convocation pour qu’on sache qu’il est effectivement parti. Mais tant que ce n’est pas fait, nous considérons qu’il fait toujours partie des Lions indomptables et nous comptons sur lui pour la qualification pour la Coupe du monde 2014. Je souhaite personnellement qu’il soit avec ses camarades et qu’ils qualifient le Cameroun

L’avez-vous eu au téléphone depuis le dernier match des Lions ?

Non, nous ne nous sommes pas appelés. Ecoutez, moi, je soutiens à 100% ce qu’il a fait. Quitte à ce qu’il y ait des négociations pour qu’il revienne, tant mieux. En même temps, s’il revient après les négociations, les gens diront toujours : « Samuel a tout fait pour qu’on le supplie comme Roger Milla l’avait déjà fait, patati patata… » Nous devons tous être solidaires, être un. La polémique ne nous aide pas. Elle ne nous a pas avancé depuis quatre ou cinq ans. Dites-vous bien que si le Cameroun se qualifie, c’est tout le monde qui sera content de voyager et vivre en direct le Mondial au Brésil : les joueurs, les coachs, les supporters et même vous les journalistes. Aujourd’hui que nous essayons de relever la tête, quelques individus continuent à nous pourrir la vie. Mais ceux-là, on saura comment les soigner. Parce que c’est une maladie déjà. Et quand on est malade, il faut bien qu’on se soigne.

A qui faites-vous allusion lorsque vous parlez d’individus ?

(Rires). A personne. Je ne fais allusion à personne d’autre que le football.

Pour revenir à ces barrages, comment entrevoyez-vous le match contre la Tunisie ?

Il faut aller faire un bon match c’est-à-dire ramener un bon résultat de la Tunisie parce que c’est là bas le clou de notre qualification. Je pense que nous pouvons effectivement faire l’affaire à Radhès. Mais il ne faut pas que les gens pensent que parce que le Cameroun a toujours dominé la Tunisie, nous allons continuer à prendre le dessus. Ce ne sera pas un match facile. Il va falloir être fort et plus rigoureux dans notre jeu et surtout être réaliste. C’est dire que nous devons être capables de mettre toutes les occasions nettes de buts que nous les mettons au fond pour obtenir cette qualification. De sorte qu’au match retour ici au Cameroun, par rapport à l’issue du match aller en Tunisie, qu’on sache comment gérer cette qualification.

Le coup est donc jouable pour les Lions indomptables…

Tout à fait. Je pense que le coup est jouable puisque contre la Libye ils ont montré de belles choses quoiqu’on a vu quelques lacunes mais qui seront vite rectifiées. Ce sont des professionnels et ils sauront se rattraper. N’oubliez pas que nous sommes à seize jours et à un doigt de qualification pour le rendez-vous brésilien qui est très important. Vous savez que tous les pays brûlent d’envie d’être au Brésil. Pour moi, le Brésil c’est le pays par excellence du football et il faudrait se battre pour faire partie des 32 nations qui seront qualifiés à cette compétition. A mon avis, une Coupe du monde au Brésil sans les Lions sera une catastrophe.

Source : cameroonvoice.com

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