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[SPORT] BOXE : MORMECK VEUT COGNER LA DÉLINQUANCE JUVÉNILE

  • Par 1oo312ksa
  • 5 Années
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Tout jeune retraité, Jean-Marc Mormeck a des projets plein la tête. Mais plus que tout, il veut mettre son expérience et sa rage de vaincre au service de jeunes tombés dans la délinquance en banlieues ou en prison.

« J’aimerais m’impliquer dans l’associatif par rapport à la jeunesse. Je suis un jeune qui vient des quartiers difficiles. Je me dis que c’est le moment de donner un coup de main », explique le champion à l’occasion des Étoiles du sport à La Plagne.
Mormeck, sextuple champion du monde, a été l’un des plus grands boxeurs français. À 42 ans. Il envisage maintenant d’être le promoteur d’autres boxeurs, après avoir été celui de ses propres combats.le Guadeloupéen, qui a grandi dans une cité de banlieue, l’Abreuvoir à Bobigny (Seine-Saint-denis), et pour qui la boxe a été un salut , veut faire de son cas un modèle .

« Un jeune de banlieue aujourd’hui voit beaucoup de choses dramatiques. Quand il y a un accident grave et que les gens sont traumatisés, on met en place des cellules psychologiques. Un môme de banlieue qui voit la toxicomanie, des gens qui meurent, il doit le gérer seul », assure-t-il. « Il n’y a pas de psy. Il y a un traumatisme enfoui et ces jeunes tombent dans la délinquance. Ça n’excuse pas tout mais quand même, il y a de ça. »
Le champion plaide pour une solution d’abord par l’école et pour un discours de vérité face à ces jeunes : « Il faut leur expliquer que l’avenir ce n’est pas de rester enfermé, cloîtré dans leur cité. Et que c’est à eux de demander de l’aide car ce sont eux qui sont dans le besoin. »
Mormeck ne se contente pas d’aller réveiller les consciences dans les cités de banlieue. Il se rend également dans les prisons, comme celle de Val-de-Reuil (Eure) dernièrement : « Je parle à ces jeunes qui sont en prison. Et je ne comprends pas.  Quand un  môme me dit qu’il est en prison parce qu’il a suriné quelqu’un ,  je ne comprends pas. Et je lui dis que de là où je viens, on ne reconnaît pas ça. Suriner quelqu’un c’est passer par-derrière et c’est l’acte d’un lâche.  Je lui dis qu’il faut qu’il travaille. Il me parle de la justice et là je lui dis : non. Ne me dis pas qu’ils sont racistes. Si t’as fait une connerie tu dois l’assumer. »

Le jeune retraité termine en disant : « Je leur dis que je suis en désaccord avec ce qu’ils font. La vie ce n’est pas ça. Ce n’est pas d’être enfermé une partie de sa vie comme un animal en cage. C’est d’être libre et de pouvoir s’éclater avec ses potes, voir et faire les choses. » Un discours qu’on saura apprécier. 

NegroNews

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