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SOUDAN: SALMA, CELLE QUI COACHE LES EQUIPES DE FOOTBALL MASCULIN

Au Soudan, le foot serait exclusivement une affaire d’hommes. Vous serez donc vue autrement si vous étiez une amoureuse du ballon rond.

Mais une jeune femme du nom de Salma al-Majidi a cassé ce mythe en devenant la première coach d’un club de foot masculin.

C’est la FIFA elle-même, fédération internationale de football qui a décidé d’approuver cette courageuse dame au grand jour. Validée comme la première femme arabe et soudanaise à prendre en charge une équipe d’hommes dans le monde arabe, Salma est une femme de caractère qui a toujours su ce qu’elle veut. « Pourquoi le football ? Parce que c’est mon premier et dernier amour» a affirmé avec assurance la brave à l’AFP avec son voile noir sur la tête lors d’un entrainement avec son équipe. Elle entraine le club régional Al-Ahly à Al-Gadaref à l’est de Khartoum.

Le Qatar accueillant la coupe du monde en 2022, plusieurs grands joueurs du Maghreb jouant dans de grands clubs de foot mondial, les pays arabes ayant plusieurs fois remporté la coupe d’Afrique, Le foot serait donc devenu dans le monde arabe l’un des sports les plus prisé. C’est donc curieux que le Soudan soit resté à l’écart de cette progression. Et c’est justement la raison de cette « presque inexistence » du foot (surtout féminin) dans son pays que celle que ses joueurs ont surnommé « Sister coach » a décidé de rentrer dans ce métier .
«Je suis devenue coach car il n’y a toujours pas de place pour le football féminin au Soudan» a t- elle déclaré.

C’est à 16 ans que l’envie de coacher à commencer par animer sister coach. Pendant que son plus jeune frère jouait à l’entrainement dans avec son équipe d’école, elle y allait pour juste le regarder jouer et avait commencer par captiver les instructions du coach et chacun de ses gestes.
«À la fin de chaque séance, je discutais avec lui des techniques enseignées», raconte Salma al-Majidi, en regardant «ses» joueurs évoluer sur un terrain au sol poussiéreux. «Il a vu que j’avais un don pour l’entraînement et m’a donné une chance de travailler avec lui.» Peu après, la jeune femme s’occupait des équipes des moins de 13 ans et des moins de 16 ans du club Al-Hilal à Omdurman, ville jumelle de Khartoum.

Le Soudan étant un pays islamique, la société conservatrice ainsi que le gouvernement islamiste n’encouragent pas vraiment le foot qu’ils considèrent comme réservé aux personnes de la gente masculine. «Il y a des restrictions mais je suis déterminée à réussir», avoue la jeune femme.
«Le Soudan est une communauté de tribus dont certaines estiment qu’une femme doit rester à la maison», a confié Mme Majidi, la mère de Salma, titulaire d’un diplôme universitaire de comptabilité et de gestion. Mais depuis le bas âge, la jeune célibataire de 27 ans avait déjà marqué sa différence par rapport aux autres filles de sa génération «Salma a toujours préféré porter des pantalons. Et elle regardait toujours les garçons jouer au football», assure la mère à l’AFP.
Ce qui est certain, très déterminée, cette fille d’un ancien policier à la retraite n’est pas encore au bout de ses objectifs et rêve bien de s’occuper un jour d’une équipe internationale.

Séwa F. SOUROU

 

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