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[SOCIÉTÉ] « QUELLE PHOTO DE MOI PUBLIERAI-T-ON, SI J’ÉTAIS ABATTU ? : LE HASHTAG QUI ÉPINGLE LES MÉDIAS »

Quelle image publierait-on de vous si vous étiez tué ? Drôle de question non ? Pourtant, des milliers d’internautes se la posent ces derniers jours après la mort d’un jeune homme de 18 ans, Michael Brown, abattu par un policier dimanche 9 août à Ferguson (Missouri) aux Etats-Unis.

Si le drame a provoqué des émeutes qui opposent habitants aux forces de l’ordre, il est aussi à l’origine d’une polémique inédite sur la Toile. Beaucoup d’internautes reprochent aux médias américains d’avoir été discriminant dans le choix de leur photo.

Dans les heures qui ont suivi son décès, la première photo qui est utilisée pourillustrer les articles dans les médias montre Michael Brown en tenue de diplômé. On y voit un jeune homme sérieux et studieux, prêt à entrer à l’université.

Puis, pour les articles qui suivent, les sites d’info changent de photo, et le montrent en débardeur, le visage fermé, faisant un signe de la main. « Un signe que certains assimilent à la paix, d’autres aux gangs », explique Mashable. Y est fortement suggérée l’image d’un jeune homme défiant, d’un « bad boy » que l’on imagine armé et pensionnaire d’une banlieue malfamée contaminée par les gangs.

Problème : c’est cette dernière photo, et non la première, qui sera utilisée et reprise par tous les sites d’information dans le pays et par beaucoup de blogueurs.

#Iftheygunnedmedown

Depuis deux jours, en protestation, les internautes postent des montages photo d’eux sur Twitter, montrant deux facettes de leur personnalité : la personne sérieuse et la « dangereuse ». Le mouvement a pris via le hashtag (mot-clé) (s’ils m’abattaient), d’abord essentiellement au sein de la communauté afro-américaine, avant de se répandre.
Voir l'image sur Twitter
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Tous ont pour but de dénoncer le traitement discriminant réservé aux minorités dans les médias, et l’amalgame facile entre Afro-Américains et gangs. Des soldats, des étudiants, des salariés ont joué le jeu partout à travers le monde. Le hashtag compte d’ailleurs à ce jour plus de 200 000 publications, dont de nombreuses photos.

Source :

http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/12/si-mabattait-quelle-photo-publierait-254183

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