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[SOCIÉTÉ] PÉTROLE EN GUYANE : ON SAIT QU’ILS FOUILLENT, MAIS S’ILS TROUVENT… CE N’EST PAS DIT !

Cela fait un peu plus d’un an qu’on entend parler de ce projet, et en Guyane, où tout le monde vit en symbiose avec sa voiture, cela a été comme déclarer l’abolition de l’esclavage une seconde fois. On a espéré voir le prix de l’essence tomber sous l’incroyable prix actuel de 1,71 euro (tout en sachant que récemment le prix de l’essence a baissé dans les stations services, et qu’ils ont fait une grève pour augmenter leur marge de profit, déjà deux fois plus importante que celle de métropole), ce qui prouve que la situation est grave. On paye beaucoup trop cher pour un seul type d’essence et un grand cartel de stations, qui ne font aucune distinction entre leurs prix.

L’intérêt premier doit être celui des Guyanais

La possibilité d’avoir une plateforme de pétrole en Guyane comme on en voit à Rio, où les emplois sont à la portée de ceux qui ont les compétences et où les grosses entreprises sont toujours en demande, est prometteur et intéressant pour les Guyanais. A condition que nous ayons la possibilité de former la main d’oeuvre sur place et de donner une possibilité de métier en plus à la jeunesse guyanaise, qui subit le chômage dans son pays ou doit aller en métropole chercher du travail.
On a envie que le premier intérêt soit celui des citoyens en Guyane (surtout les locaux), mais je crains que ce ne soit pas le profil de ces entreprises, qui rempliront leurs rangs assez vite avec de la main d’oeuvre venue d’ailleurs. Avant qu’il y ait assez de monde sur place, il nous faut en premier lieu nous battre pour garantir l’emploi local.

Qu’en est-il de l’impact sur la nature?

Ensuite, il faut étudier l’impact sur la nature. L’Amazonie est un lieu particulier: un biome trop riche et aussi fragile. Il y aura donc un conflit d’intérêt immédiat entre l’homme et ses besoins techniques, et celui de la nature.
Depuis qu’on parle de pétrole en Guyane (et c’est peut-être une impression), on voit beaucoup d’animaux morts sur la plage. S’il y en a tant, par comparaison avec d’autres régions littorales, c’est que la mer et la foret guyanaises sont beaucoup trop riches en biomasse.
Les tortues luth qui viennent pondre, les poissons spécifiques de la région… L’état des plages, devenues des vrais cimetières, est dérangeant (mais il ne s’agit que de spéculations, c’est à enquêter !).

Où est le pétrole?

Finalement, est-ce qu’on a trouvé du pétrole? Pour l’instant pas d’aboutissement, mais il est certain qu’une fois le pétrole là, il faudra se battre pour qu’au moins le Guyanais (soit l’Amérindien, le Maroni, le Créole cayennais, le blanc, le jaune et les autres origines) jouisse prioritairement de son pays, qui lui appartient.
(Et ce n’est pas gagné…)

Ramir Morais

Source : newsring.fr

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