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[SOCIÉTÉ] ORLÉANS : UN RÉUNIONNAIS DE 21 ANS DÉCÈDE APRES AVOIR ÉTÉ NEUTRALISÉ À L’AIDE D’UN « TASER » PAR LES GENDARMES

Un Réunionnais de 21 ans décède à l’hôpital d’Orléans après avoir été neutralisé à l’aide d’un  » Taser  » par les gendarmes. La victime était impliquée dans une violente bagarre à la Ferté-Saint-Aubin dans la nuit de samedi à dimanche.
La gendarmerie comme la police française sont équipés de « Taser x26″. ©

Une bagarre entre jeunes âgés d’une vingtaine d’années s’est produite dans la nuit de samedi à dimanche rue Cosson à la Ferté-Saint-Aubin.
Les gendarmes prévenus par des témoins de la scène ont eu toutes les peines du monde à ramener le calme. Il a fallu qu’ils demandent le renfort d’une unité du PSIG d’Orléans (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), la grande ville la plus proche. L’un des militaires de cette unité a utilisé un  » Taser  » (arme envoyant une puissante décharge électrique. Lire encadré) pour neutraliser l’un des jeunes impliqués dans la rixe. Durement touchée, la victime, originaire de l’île de La Réunion arrivée dans la région depuis deux ans, a été évacuée à l’hôpital d’Orléans où elle est décédée révèle le Journal de la République.

Une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte par le parquet afin de déterminer les causes de la mort comme l’a expliqué à la presse, Franck Rastoul, le procureur de la République de permanence :  » La causalité entre l’utilisation du taser, qui était légitime dans ce climat de tension, et la mort du jeune homme n’est ni avérée, ni exclue. Aucune porte n’est fermée « . Les investigations ont été confiées à la section de recherche du Loiret. Une unité d’enquête de la gendarmerie, indépendante, qui attend les résultats de l’autopsie du jeune Réunionnais et de l’analyse de l’arme. Une arme qui est censée être non étale et qui pourtant est montrée du doigt par de nombreuses associations.

La contestation s’amplifie contre le  » Taser »
La semaine dernière, à Alberta au Canada, un homme de 39 ans a été neutralisé à l’aide d’un « Taser ». Les forces de l’ordre étaient obligées d’intervenir alors qu’il frappait sur sa compagne. Depuis, il est hospitalisé dans un état grave. Des affaires similaires pullulent dans la presse des pays occidentaux depuis les mises en service des « Taser » ou « Flash Ball » (lanceur de balle). En juin dernier dans son rapport Dominique Baudis, le Défenseur des droits rappelait la longue liste d’incidents parfois à l’issue fatale qui avait accompagnés la mise en service des ces nouvelles armes. Il soulignait l’urgence d’harmoniser les règles d’utilisation entre la police et la gendarmerie et d’améliorer la protection physique et juridique des personnes ciblées.

Le « Taser » contrairement au « Flash Ball » ne possède pas de projectile. Les deux armes sont censées être simplement incapacitantes. Elle projette des électrodes qui se fixent sur la personne à neutraliser. Une fois touchée, la cible est parcourue par 80 ondes électriques en 5 secondes. Les muscles se contractent provoquant une vive douleur.

Lors de la dotation des forces de l’ordre en 2011, le ministère de l’intérieur avait présenté le « Taser » comme étant l’arme anti-bavure…

Source: réunion 1ère
http://reunion.la1ere.fr/2013/11/04/orleans-un-reunionnais-de-21-ans-neutralise-avec-un-taser-decede-l-hopital-82469.html

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