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[SOCIÉTÉ] NOTRE DIVERSITÉ, MON ETHNICITÉ À L’EMPLOI : UNE PERSPECTIVE CHEVEUX NATURELS

Je me souviens il y a quelques années qu’à mon entrée sur le marché du travail, je voulais à tout prix « fit in » : avoir un look conforme à celui de mes collègues majoritairement blancs.

Ceci passait par l’adoption d’une tenue vestimentaire classique et par le fait d’attacher quotidiennement mes dreadlocks en chignon bas. Mon objectif était qu’on ne remarque pas mon héritage ethnique. Je voulais tout simplement passer inaperçue.

Cependant, malgré mes efforts déployés afin de me conformer à des normes qui n’étaient pas miennes, j’étais victime de discrimination à l’emploi. Ainsi, j’entendais régulièrement (de façon hebdomadaire) les « blagues » et les propos racistes de mes collègues fait à mon égard ou à celui d’autres personnes d’origine étrangère.

Je me suis alors dit : « au lieu de faire semblant, embrasse donc ton ethnicité ! ». C’est alors que petit à petit, j’ai commencé à laisser transparaître celui-ci au boulot: je portais des boucles d’oreille africaines, je me faisais des coiffures locks, etc.

Le résultat : je me suis progressivement sentie plus à l’aise et authentique au travail et mes collègues me complimentaient constamment pour mon « look ». Tout ceci m’a permis d’avoir plus confiance en moi et de voir ma différence comme un atout sur le marché de l’emploi.

La différence attire la curiosité

Nous l’avons déjà vu, en ce qui a trait à l’appartenance ethnique sur le marché du travail, tandis que les hommes blancs ont toujours représenté la majorité de la main-d’œuvre dans le passé, ce sont maintenant les personnes d’origine étrangère et les immigrants qui représentent la majorité de la croissance nette prévue pour la main-d’œuvre, et ce plus particulièrement chez les jeunes travailleurs. En attendant, les personnes issues de membres sous-représentés sur le marché de l’emploi sont encore perçues comme des objets de curiosité.

Ceci me fait penser à la première fois où j’ai vu un rouquin, j’avais 10 ans et j’étais ébahie ! Je ne pouvais quitter ce garçon des yeux tout en me demandant comment était-ce possible d’avoir des cheveux oranges? Est-ce que je me brûlerais les doigts si j’y touchais ? C’est un peu normal. Nous sommes et resterons toujours fascinés par ce qui est différent de nous. Le problème survient lorsque cette curiosité prend la forme d’indiscrétion ou sert d’outil de discrimination.

Stratégie à adopter

Faire des pas de bébé

Il est crucial que vous vous sentiez confortable à exprimez votre ethnicité à l’emploi. Je vous suggère donc de commencer graduellement, par exemple en ajoutant des accessoires ethniques à votre tenue vestimentaire.

S’affirmer: imposer des limites claires

Il m’est bien sur déjà arrive que des collègues touchent à mes cheveux mais dans la plupart des cas, ils ont été assez polis pour me demander la permission avant de le faire. Je me donnais alors toujours la permission de refuser lorsque j’en n’avais pas envi. Lorsqu’une personne le faisait sans mon autorisation, je lui donnais “le regard” et il comprenait immédiatement qu’il ne pouvait plus jamais se permettre cet écart de conduite. Il faut se rappeler que nous avons le droit au respect de notre intégrité, donc de ne pas permettre à n’importe qui d’entrer dans notre bulle.

Quand porter plaintes?

Une consoeur qui travaillait à titre de conseillère financière dans une banque m’expliqua qu’un jour, alors qu’elle se décida à porter son afro, son employeur la convoqua dans son bureau et lui dit que cette coiffure était interdite. Humiliée et craignant de perdre son emploi, elle décida de se conformer.

La première chose qu’elle aurait dû faire dans cette situation était de demander à son supérieur(e) où ce règlement figurait-il? S’il n’existe aucun document en ce sens, l’employeur n’a aucune autorité à ce sujet.

Puis, étant donné que les cheveux sont liés à la race, la descendance, l’origine ethnique et même le genre, cette professionnelle pouvait porter plainte pour discrimination selon tous ces motifs.

Elle pouvait commencer par s’adresser à son syndicat. Elle pouvait également s’adresser à des organismes de lutte contre la discrimination comme le Défenseur des droits en France, Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le Racisme en Belgique et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse au Canada.

Pour conclure, il est crucial de sentir que nous pouvons être authentique sur le marché de l’emploi. Ceci passe en partie par la possibilité de pouvoir exprimer notre ethnicité au travail. C’est un élément qui contribuera à atteindre votre plein potentiel en emploi ! Comment le faire ? Débutez par de petits gestes !

Source : Notre diversité emploi
http://notrediversitealemploi.com/2013/11/21/notre-diversite-mon-ethnicite-a-lemploi-une-perspective-cheveux-naturels/

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