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[SOCIÉTÉ] MAROC-CENTRE D’APPELS: LICENCIEMENTS MASSIFS DE SUBSAHARIENS !

La psychose s’est emparée de la communauté des travailleurs Subsahariens au Maroc. Les visas de travail étrangers renouvelables annuellement par le ministère de l’emploi ne sont plus reconductibles systématiquement comme ce fut quasiment le cas jusqu’à présent.

On parle d’une circulaire Benkirane (du nom du premier ministre Marocain) ou d’un projet de loi qui stipulerait que les contrats octroyés aux étrangers après 2004 ne sont pas susceptibles d’être renouvelés. Le 08/04/2004, l’ANAPEC (Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences) créé par la loi no 51-99 promulguée par le dahir no 220-00-1 du 5 juin 2000 qui privilégie la compétence nationale sur le marché de l’emploi, notamment dans l’offshoring, est entrée en vigueur dans le code du travail.

En cas de refus de visa de travail, une notice est envoyée au ministère de l’intérieur Marocain, comme quoi la personne ayant essuyé un refus ne justifie plus de son séjour sur le sol Marocain. En conséquence de quoi, la préfecture de police adresse un avis de quitter le territoire Marocain dans des délais très courts ne dépassant pas trois semaines.

De quoi s’agit-il exactement ?

Un flou épais entoure encore cette affaire. D’aucuns parlent d’un projet de loi non encore voté. D’autres évoquent une circulaire ayant force de loi.

Dans les faits, ce sont quelques 7 phonistes Subsahariens (Employés du groupe Phone, l’un des tout premiers centres d’appels installés au Maroc) qui se sont vu refuser le renouvellement de leurs contrats de travail, alors qu’ils travaillent pour certains depuis 7 ans et paient tous leurs impôts et cotisent à la CNSS !

La société leur propose même des billets aller-simple dans leurs pays d’origine.

L’employeur leur a fait signer un arrêt de contrat, au motif que le ministère a opposé un refus à leur demande de renouvellement de contrat. Afrik-online a recueilli le témoignage d’une phoniste qui, sous le sceau de l’anonymat, stipule que le Groupe Phone s’est constitué un bouclier juridique, en faisant modifier et ratifier le contrat initial, dégageant sa responsabilité vis-à-vis de ses employés en cas de refus de renouvellement de contrat, alors qu’ils sont engagés avec Phone sur un contrat CDI !

Une affaire confidentielle

Ce qui est étonnant, c’est que, dans le cas des employés récemment limogés, la société a été incapable de leur montrer l’original du document du ministère du travail qui atteste du refus constaté du renouvellement de leur contrat de travail, arguant du fait que cette information est confidentielle, alors qu’il y va de la fin brutale de leur carrière !

Le groupe Phone compte environ 150 Subsahariens. Il apparaît évident qu’une grande majorité d’entre eux risque de subir le même sort une fois que leur contrat sera arrivé à échéance. Ce qui crée une vraie psychose et un malaise profond au sein du groupe.

Ceux qui sont employés dans d’autres centres d’appels sont en droit de se poser des questions.

Chaque année, le Maroc qui fait partie des leaders Africains en matière de délocalisation, sort de ses ateliers de formation aux métiers de l’offshoring, des milliers des jeunes à qui il faut vite trouver de l’emploi.

La vulnérabilité et l’ignorance de leurs droits font des Subsahariens, des cibles faciles à dégommer.

Cette affaire secoue le microcosme de l’offshoring dans le milieu noir, d’autant plus que les employés récemment limogés ont constitué un front commun et décidé de poursuivre leur employeur pour licenciement abusif, en s’attachant les services d’un avocat. Affaire à suivre…

Source : Afrik-online

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