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[SOCIÉTÉ] LES « FAUX PASTEURS » AFRICAINS DANS LE VISEUR DES ÉTATS AFRICAINS

Elles sont appelées les « églises de réveil », les « églises de la guérison » ou encore les « églises évangéliques », ces temples ayant divers divers noms de distinction sont actives depuis des décennies sur le continent africain, spécifiquement en Afrique centrale et en Afrique australe.

Ayant parfois des pratiques qui dépassent l’entendement, les « pasteurs » autoproclamés et leurs institutions spirituelles font l’objet d’un suivi particulier dans certains États africains.

En Afrique du Sud, le gouvernement a ouvert une enquête sur les différentes églises ainsi que sur leur financement, jugé parfois opaque et obscur ayant pour but le mercantilisme.

Certains pasteurs n’ont pas hésité à faire usage des pratiques indécentes pour fidéliser leurs adeptes et tout cela au nom de Dieu, comme faire manger des rats et des serpents aux croyants ou encore leur faire boire de l’essence.

Jugeant tout cela scandaleux, l’exécutif sud-africain a répondu fermement à ces « pasteurs divins » en condamnant ces pratiques jugées hérétiques.

Thoko Mkhawanazi, membre de la Commission de protection des droits religieux s’est interrogé à ce sujet :

« Qu’est ce qui fait que les gens mangent des serpents vivants, boivent du pétrole ou acceptent de se faire piétiner. Pourquoi les gens sont-ils si crédules? Pourquoi ce niveau de désespoir? ».

Pour Pieter Coetze, participant à la commission d’enquête cette enquête a pour but d’enrayer le détournement théorique de la religion par ces « pasteurs » :

« Cette enquête n’est pas une enquête sur la religion, mais plutôt sur le mauvaise usage fait de la religion, afin d’éviter qu’il ne se reproduise ».

Même cas de figure, du côté de Lomé, la capitale togolaise où les prédicateurs ont une mauvaise image auprès d’une partie de la population.

« Le dimanche après les séances, certains groupes font encore leurs prières à partir du midi. Vendredi aussi. Ça me gène beaucoup », déclare une habitante de Lomé ».

Le recensement des églises, au Togo, ont fait état de 856 églises actives en 2009.

En République Centrafricaine, même son de cloche, où le révérend Nicolas Guérékoyamé-Gbangou, président de l’alliance des Églises évangéliques de Centrafrique, reconnait la perniciosité de ce phénomène grandissant :

« C’est une question de formation que les gens reçoivent. Comme je n’ai pas la possibilité d’aller écouter tous les prédicateurs. Mais nous reconnaissons que un peu partout, des gens peuvent dévier dans leurs enseignements, en mettant l’accent sur certains points qui les préoccupent : par exemple la libéralité, les miracles et autres ».

Le révérend centrafricain, garant de l’exactitude de la prêche de l’Évangile, prévient les faux prédicateurs et n’hésitera pas à les rappeler à l’ordre s’il le faut :

« Si c’est à Bangui et qu’on apprend que quelqu’un vient et qu’il donne de mauvais enseignements, on convoque une grande rencontre pour apporter des corrections sur ce qu’il a enseigné. Et c’est comme ça que nous veillons sur la vie de l’Église dans la République centrafricaine ».

Comme le dit dans la Bible, dans le livre d’Osée, « Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance », visiblement cette connaissance est usurpée par des personnes qui n’ont que le profit financier comme objectif suprême.

NegroNews

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