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[SOCIÉTÉ] KENYA : LES ONG DÉNONCENT UN ACHARNEMENT DES AUTORITÉS À LEUR ÉGARD.

Deux organisations de défense des droits de l’homme kényanes annoncent un harcèlement des autorités. Muhuri et Haki Africa sont deux organisations non gouvernementales, basées à Mombasa, qui critiquent régulièrement l’action du gouvernement, surtout en matière de lutte contre le terrorisme. Elles disent être victimes de harcèlement de la part des autorités kényanes.

Ces deux ONG de défense des droits de l’homme avaient déjà été ajoutées sur une liste d’organisations ou d’individus soutenant des activités terroristes et avaient vu leurs comptes gelés.

Cette fois-ci, ces mêmes organisations ont eu affaire, cette semaine, à l’administration fiscale kényane – une descente en compagnie de policiers – dans une procédure qui serait différente des accusations de soutien à des groupes terroristes. Joint par RFI, Khelef Khalifa, président de Muhuri, affirme que les autorités kényanes cherchent ainsi à intimider les membres de l’organisation pour les empêcher de continuer à faire leur travail.

« C’était une délégation de cinq personnes de l’Autorité kényane des revenus, avec des policiers armés. Ils sont arrivés avec un mandat d’une cour de justice pour saisir tous les documents et les disques durs. Ils ont emporté au moins huit cartons remplis de dossiers. Il se trouve que nous apportons, tous les ans, toutes les informations au gouvernement sur nos revenus et, par conséquent, ils ont déjà toutes ces informations. Nous leur avons demandé pourquoi ils avaient besoin de demander un mandat pour ça. Car en effet, l’Autorité kényane des revenus peut, selon la loi, aller dans n’importe quel bureau et demander n’importe quel document relatif aux impôts », a précisé Khelef Khalifa.

Le président de l’ONG Muhuri précise également qu’à aucun moment, les membres de la délégation ne lui ont dit que c’était en lien avec le fait que les deux organisations ont été rajoutées sur la liste.

« Effectivement, ils nous ont dit que leur venue n’avait rien à voir avec la liste, mais alors pourquoi viennent-ils maintenant, quand le nom de nos organisations est mentionné sur cette liste, et pas avant ? Et la deuxième chose, c’est qu’un problème fiscal ne justifie pas que l’on vienne avec des policiers armés. Pour nous, c’est du harcèlement. Ils veulent nous intimider pour nous empêcher de continuer à faire notre travail », a-t-il ajouté.

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20150423-kenya-ong-droits-homme-harcelement-muhuri-haki-africa-khelef-khalifa/

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