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[SOCIÉTÉ] RACISME EN FRANCE, KEMI SEBA RÉPOND «PARLER DU RACISME SANS PARLER DES RESPONSABLES, C’EST COMME CRIER AU FEU SANS CHERCHER LES PYROMANES»

Kemi Seba, polémiste panafricain qu’on ne présente plus , et qui, depuis la rentrée 2013 est chroniqueur politique dans le Grand Rendez-Vous, le talk show TV Le plus populaire d’Afrique de l’OUEST, a répondu à nos questions sur l’actualité française et ce renouveau de racisme supposé en France.

1- Kemi Seba, bonjour, l’actualité française est plutôt agitée ces derniers temps avec le thème du «retour» du racisme en France, est-ce que cela te surprend ?

Ca fait personnellement des années que j’annonce que la crise va accentuer ce sentiment
pré-existant qu’est la négrophobie. Le temps me donne raison.
Maintenant, la formulation : « Le retour » m’intrigue, oui ça me surprend, vu qu’il n’est jamais parti. Le racisme existe partout, y comprit en France et ça fait longtemps qu’on le dit ; et je dirai toujours qu’on ne peut pas forcer des gens qui ne nous aiment pas à nous aimer. Si il y a des gens qui sont surpris, c’est peut-être nos frères et soeurs du show bizz qui avaient fini par croire que ce qu’ils vivaient avec l’élite, à savoir les fausses convenances et l’hypocrisie raciale, était le reflet de ce que
vivaient les afro-descendants en Europe. Ce n’est pas le cas. Donc leur réveil PEUT sembler brutal. Maintenant, ce qui est intéressant de souligner, c’est comment se fait-il que les mêmes médias qui propagent clichés sur clichés négrophobes décident, exactement comme à l’époque du début des années 1980 avec l’arnaque SOS racisme, d’en parler, et de se ranger du côté des « pauvres noirs victimes » que nous serions.
Moi ça me donne un arrière-goût d’urine dans la bouche, et je pense qu’on est très nombreux dans ce cas.
J’ai bien peur que nos souffrances réelles soient encore
une fois un élément dont l’oligarchie se sert pour faire diversion face à d’autres problèmes concrets qui se passent.

2- Comment juges-tu la qualité des différentes réponses venant de Rokhya Diallo, Rost ou Christiane Taubira vis à vis de la France ?

Famélique, c’est le premier mot qui me vient à la bouche. Ce sont mes frères et soeurs, et je les aime en tant que tels.
Mais leurs prestations me mettent très mal à l’aise comme beaucoup de gens qui m’ont écrit à ce sujet d’ailleurs. Eux tous ont comme point commun de refuser qu’on leur parle de communauté noire (communauté qui à l’instar des chinois impliquerait que l’on pèse plus et que l’on soit plus forts d’un point de vue économique et social). Ils préfèrent mettre en avant le fait qu’ils sont intégrés, français, républicains , m ais refusent catégoriquement le communautarisme et tout le package argumentatif qui va avec. Mais quand ils sont attaqués, ils vont dire à leurs maîtres que les attaques qu’ils subissent sont des attaques qui touchent la communauté de ceux qui leur ressemblent. Donc si on comprend bien, il n’y a pas de communauté noire, SAUF quand VOUS, les nanties, êtes victimes du racisme, et là vous appelez la communauté ? Non, à un moment, il faut savoir. Faire des choix, quitte à choquer.

Tous parmi ceux cités vous diront que Kemi Seba et Dieudonné sont des extrémistes antisémites à ne pas suivre. Et c’est la où l’on touche du doigt le problème. Ces frères et soeurs n’ont pas compris que la négrophobie qu’ils vivent actuellement, et que nous autres du peuple vivons depuis fort longtemps, a été orchestrée, et savamment entretenue par cette élite apatride financière, blanche
mais pas vraiment catholique, qui en instrumentalisant l’immigration, a créé de violentes tensions entre 2 populations pauvres et opposées : les afros et les prolétaires occidentaux. Passer son temps à parler du racisme sans parler des responsables véritables (l’oligarchie apatride et non pas le FN qui n’a jamais été au pouvoir) c’est crier sans cesse au feu tout en refusant de dénoncer les véritables pyromanes. Mais j’ai bien compris qu’ils ne peuvent pas les dénoncer, vu qu’ils sont tous sans exception, payés par ces derniers.

3- Justement Harry Roselmack est monté au créneau dans le journal Le Monde pour
dénoncer je cite « le retour de la France raciste ».

Ce que je viens de répondre par rapport aux personnes précitées décrit là encore, parfaitement, ce que je pense de la prestation de Roselmack dans sa tribune au MONDE ou encore face au très mignon (sic) et compatissant Antoine de Caunes. Harry est un journaliste au-dessus de la norme même si je n’adhère pas à certains de ses reportages passés.
Mais il est moins brillant quand il n’ y a plus le prompteur et qu’il se lance dans
l’analyse politique. Focaliser l’essentiel de sa réflexion sur le racisme en général et sur le
FN (l’épouvantail affiché par le système), sans jamais parler des apatrides cachés derrière la scène, qui hier avaient créé puis téléguidé SOS RACISME, et qui aujourd’hui se font les ennemis de l’immigration africaine en surface – alors qu’ils contribuent plus que quiconque à la faire venir de manière dérégulée via leurs procédés de dumping social – c’est cela le véritable problème. Le reste n’est que littérature.

Je rajoute que quand Roselmack me sort ceci : «Je me vois peu, mais je ne me vois pas Noir. En tout cas, je ne
me qualifie pas comme tel, en général. Je suis d’abord un homme, un fils, un frère, un mari et un père, un citoyen, un journaliste, un passionné et … oui, oui, c’est vrai, je suis noir. La République, son slogan et ses lois parviennent, la plupart du temps, à me le faire oublier. » ; Moi ça me dérange, même s’il fait de sa vie ce qu’il veut. Je trouve pathétique, que ce soit le racisme qui nous rappelle qui nous sommes alors que certains peuples, qui n’ont pas connu le 1000 ème de ce que les nôtres ont
vécu, assument leur identité avec fierté et non pas comme un fardeau.
Aucun peuple ne peut être respecté tant qu’il ne s’assume pas tel qu’il est.

4- Sur un plan politique comment tu analyses ce qui se passe?

C’est la crise, et la crise
favorise la montée des extrêmes, quels qu’ils soient. C’est dans cette période que le peuple désigne toujours un bouc-émissaire. C’est humain. Je n’en pleure pas. Ce qui me préoccupe, c’est non pas les marionnettes ignares et négrophobes qui pullulent en ce moment dans la société française, mais bel et bien le marionnettiste, qui sait très bien ce qu’il fait, qui se présente comme antiraciste alors que c’est lui-même qui organise ce même racisme en forçant des populations qui n’ont rien à voir à se brasser de manière hystérique.

5- N’est t’il pas exagéré de considérer que la France est raciste?

La France n’est pas plus raciste qu’un autre pays. L’hypocrisie y est réelle, la négrophobie insidieuse, mais j’ai envie de dire que c’est un débat d’arrière-garde ça, c’est dépassé. Si quelqu’un pense te faire mal en te traitant de singe, réponds-lui que ce dernier est l’animal le plus intelligent de la jungle, et que tu préféreras toujours plus être un singe qu’être un porc. Comme ça c’est dit et on passe à autre chose. Le mondialisme est le véritable problème aujourd’hui. Et le mondialisme colonise aussi bien les africains que les arabes et les prolos européens. On est pas obligés de s’aimer, mais on a tous le même ennemi, qui rit d’ailleurs qu’on se tape dessus.

6- Que conseillerais-tu, à nous qui sommes en France, face à cette situation ?


Ce que je conseille, c’est exactement ce que j’ai dit intégralement dans ma conférence à Paris.
On a 2 choix qui ne sont d’ailleurs pas antagonistes : créer une communauté noire forte économiquement et socialement, qui s’assume et qui arrête de vouloir jouer le jeu hypocrite de l’assimilation, jeu auquel aucune autre communauté ne croit par ailleurs.
Ou encore mieux, songer, pour celles et ceux qui le peuvent, au rapatriement. On a tout en Afrique, et quand je dis tout, c’est un euphémisme. A nous de savoir tirer notre épingle du jeu. J’en suis la preuve vivante. Considéré comme un terroriste en Europe, je suis par la grâce de Dieu, chroniqueur politique dans une émission TV
regardée par des millions de gens dans la CEDEAO, et par ailleurs, je suis conférencier dans les plus prestigieuses universités africaines. Pourquoi? Parce qu’on est toujours mieux en famille que chez les autres.

Voici la dernière intervention de Kemi Seba en vidéo:

NegroNews

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