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[SOCIÉTÉ] GUYANE : DES CHERCHEURS S’OPPOSENT À L’EXPLOITATION DE MINES D’OR

Après des élus et des associations, des chercheurs en écologie demandent au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg de « reconsidérer » sa décision d’autoriser une exploitation de mines d’or en Guyane dans une zone normalement interdite à l’activité minière, a-t-on appris vendredi auprès de l’un d’entre eux.

« Les activités d’orpaillage ont un impact direct sur la qualité des cours d’eau et sur la biodiversité aquatique. Elles mettront très probablement en danger ces espèces rares et peu connues » dans la région de Saül, écrivent ces neuf « chercheurs en écologie et gestionnaires de l’environnement » dans un courrier adressé au ministre.

Les chercheurs estiment que l’exploitation aurifère dans ce « haut lieu de la biodiversité » aura des conséquences pour l’éco-tourisme, qui s’est développé dans ce site présentant des « écosystèmes forestiers quasiment vierges », et va « à l’encontre de la volonté » des habitants.

Les signataires de ce courrier connaissent cette région pour avoir participé à un récent programme de recherche portant sur la qualité des petits cours d’eau, a précisé à l’AFP l’un des scientifiques, Pierre-Yves Le Bail, directeur de recherche à l’INRA (institut de recherche agronomique) de Rennes et membre du conseil scientifique du Parc amazonien de Guyane.

Depuis la mi-décembre, ce permis accordé à la société Rexma suscite de vives oppositions. La députée de Guyane Chantal Berthelot (apparentée PS) et des associations de défense de l’environnement, dont FNE, WWF et la Fondation Nicolas Hulot, ont interpellé M. Montebourg.

Cette semaine, l’astrophysicien Hubert Reeves, président de l’association Humanité et biodiversité, a également écrit au ministre pour former le « voeu » de « préserver de l’orpaillage » ce territoire.

M. Montebourg doit prochainement recevoir les élus et associations environnementales.

Alors que les opposants soulignent que ce permis a été accordé dans une zone non autorisée au développement d’activités minières, le ministère fait valoir que l’arrêté a été signé le 2 mai soit « avant l’arrivée de M. Montebourg au ministère » et que la procédure a simplement depuis été « normalisée », d’où la date apparaissant sur ledit arrêté, à savoir le 26 octobre.

Actuellement, le démarrage de l’exploitation sur une superficie de 120 hectares reste subordonné à un arrêté préfectoral d’ouverture de travaux miniers.

Source : france24.com

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