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[SOCIÉTÉ] ETHIOPIE : FOCUS SUR LA PROVINCE DU TIGRAY QUI RENAÎT DE SES CENDRES.

Il y a 30 ans, la province du Tigray en Ethiopie a été touchée par une famine qui a choqué le monde entier. Aujourd’hui, la population locale utilise des techniques anciennes et rend fertile une partie du désert.

Pendant la famine, les habitants du Tigray étaient vus comme des exemples vivants de souffrance passive, dépendants de la bonne volonté du reste de la planète pour survivre chaque jour.

Aujourd’hui, à l’extérieur du village d’Abr’ha Weatsbaha, des habitants affluent dans toutes les directions. On les entend avant même de les voir – certains bavardent avec enthousiasme, d’autres chantent des hymnes – alors qu’ils se dirigent vers une vallée vicieusement escarpée au bord de la plaine. Leur travail consiste à apprivoiser le désert.

Les agriculteurs du Tigray terrassent les pentes des montagnes.
Environ 3000 personnes ont répondu à l’appel.

« C’est ainsi que les rois axoumites ont fait le travail il y a 2000 ans », explique le guide à notre reporter Chris Haslam. « Avec les mêmes outils. »

À 10 heures du matin, quelque 3 000 personnes sont arrivées. Utilisant des pioches, des pelles, des barres de fer ainsi que leurs mains nues, ils transforment ces pentes dangereuses en terrasses de roche construites en escalier pour collecter les pluies annuelles, forçant l’eau à s’infiltrer dans le sol plutôt que de causer des crues soudaines et dévastatrices.

En seulement une décennie, des montagnes entières ont été aménagées en terrasses. Si autrefois il fallait creuser 15 mètres pour trouver de l’eau, désormais il ne s’agit plus que de 3 mètres, et 38 hectares de l’ancien désert ont été transformés en champs fertiles.

Ils utilisent des pioches, des pelles, des barres de fer ainsi que leurs mains nues.

Les familles obtiennent trois récoltes par an des champs de maïs, de piments, d’oignons et de pommes de terre. Le pâturage libre pour les moutons, les chèvres et les bovins a été interdit, ce qui permet à de nouvelles forêts d’eucalyptus et d’acacias de prendre racine.

Mais ce succès a des inconvénients. Abr’ha Weatsbaha est aujourd’hui confronté à un problème d’immigration, car les habitants des vallées voisines réclament leur part de l’oasis d’Aba Hawi.

Et alors que la crainte de la famine disparaît, les habitants ont de nouveaux besoins et veulent par exemple maintenant obtenir de l’électricité.

 

Source : http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2015/04/150421_ethiopie_desert

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