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[SOCIÉTÉ] ÉTATS-UNIS : LE SYSTÈME ESCLAVAGISTE PERDURE TOUJOURS DANS DES PRISONS MAJORITAIREMENT PEUPLÉES D’AFRO-AMÉRICAINS

Jeffrey Goldberg, un journaliste du magazine américain ‘The Atlantic’, a récemment réalisé un reportage dans l’enceinte du « Louisiana State Penitentiary », une prison de l’État de Louisiane, aux États-Unis, également appelée Angola. Et ce qu’il y a découvert l’a amené à constater que l’esclavage moderne avait encore de beaux jours dans cette prison.

Après avoir discuté avec le directeur Burl Cain, Jeffrey Goldberg s’est vite rendu compte que le fonctionnement de la prison était basé sur celui de l’esclavage. Burl raconte que ses 29 ans en tant que directeur de la prison Angola lui ont appris que, dans le but de garder les détenus sous contrôle , il devrait y avoir un système de réhabilitation morale, par le biais du travail et de la religion mis en œuvre au sein de la structure de la prison, afin d’endiguer la violence.

Burl Cain explique que lorsqu’il a débuté commencé à la prison Angola, il devait gérer chacun des détenus à lui tout seul. Il y avait constamment des révoltes et des bagarres organisées qui finissaient en bain de sang. Mais avec le recul, d’un point de vue extérieur, il admet que ses méthodes de réhabilitation morale ressemblent fortement à celles utilisées durant l’esclavage.

 

Habituellement, la prison Angola contient environ 6.000 détenus dont les trois quarts sont des meurtriers qui sont condamnés à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle et 60 % est composé d’afro-américains. La méthode de réhabilitation morale de Burl Cain repose sur la notion de travail et de religion, donnant ainsi à chaque détenu le sentiment que même en prison, il a la possibilité de mener une vie normale. Or, la réalité de cette prison démontre dans ses actes flagrants que ces détenus sont loin d’être libres, dès lors que les procédés employés sont issus de la période de l’esclavage.

Pendant son séjour à la prison, Jeffrey a découvert qu’une fois examinés par les médecins de la prison, les détenus pouvaient être contraints de travailler dur, dans les champs, sous un soleil de plomb, pour seulement deux centimes de l’heure. Bien que l’argent ne puisse pas être utilisé en dehors de la prison, il n’existe toujours pas de quoi maintenir un service de l’économat au sein de cette dernière…

Si cela n’est pas une forme d’esclavage , qu’est-ce que c’est ?

 

Et pour rendre les choses encore plus ironiques, il se trouve que la prison Angola était autrefois une plantation esclavagiste qui deviendra plus tard l’une des prisons à sécurité maximale des plus violentes de la nation. Le système de justice pénale ne cesse d’échouer concernant la gestion des détenus à majorité afro-américains.

Si vous ne l’avez pas encore vu, ci-dessous, l’incroyable documentaire sur la vie dans la prison d’ État Angola en Louisiane.

 

NegroNews

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