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[SOCIÉTÉ] ESCLAVAGE : UNE CONFÉRENCE OUVERTE POUR TOUS À L’UNIVERSITÉ DE LA SORBONNE SAMEDI 21 FÉVRIER 2015

Un cours tout public sur les sociétés et économies antillaises au lendemain de l’abolition suivi d’une séance de dédicace le samedi 21 février 2015

Raconter sa vie d’esclave,
raconter son maître
« Il y a beaucoup de mots français dont je ne saisis ni le sens ni la
portée »
« Je ne concevais pas tant de rigueur de la part d’un maître si bon »
Des vies vouées au travail
« Il faisait avec sa bande des trous de canne »
« J’ai dit à mon maître : Vous voyez, monsieur, il saigne, mon fouet est
plein de sang. »
« Je me nomme Florentine, je suis âgée de trente ans, je suis
couturière et esclave. »
La vie en dehors du travail forcé
« Il avait le plus beau jardin. Il travaillait autant pour lui que s’il avait
travaillé pour un blanc»
« Des ignames, des bananes, des cabris… de la morue, de la farine de
manioc, du maïs, du sel et du sirop ».
« Comme j’avais quelqu’argent »
« J’étais habillé d’une simple culotte bleu et d’un manteau que
m’avait prété Louis
« J’ai eu des relations tout-à-fait fugitives »
Violence des maîtres, souffrance et violence des esclaves
« Il faut corriger les mauvais sujets »
« Maître qu’à faire froid dans cachot-là »
« Je ne me rappelle plus j’étais ivre et je perdis connaissance »
Vivre libre et mourir
« J’ai voyagé avec quelques noirs mais que je ne connais pas. »
« J‘ai été obligé d’aller marron »
« C’est moi qui le soignais dans ses maladies, il me promit la liberté »
« Jamais un cercueil ne leur fut préparé; Jamais un prêtre ne fut
appelé à leurs derniers moments ou à leurs funérailles ».

Ils s’appellent Cécilia, Maximin Daga, Jean-Baptiste ou Lindor…
Tous sont esclaves en Guadeloupe, à la Réunion et en Martinique. Ils s’expriment, « libres et sans fers », selon l’expression consacrée des tribunaux, lors de procès tenus en raison de larcins, de rixes, de mauvais traitements, parfois de meurtres. Leurs témoignages inédits racontent le quotidien de ces hommes, femmes et enfants, soumis aux châtiments les plus rudes qui entretenaient la terreur et provoquaient parfois la mort.

Ces témoignages, souvent très émouvants, permettent de revoir l’image trop caricaturale d’un être aliéné, sans capacité face à l’horreur de l’esclavage, ou celle au contraire, d’un esclave toujours rebelle obsédé par l’idée de détruire la société coloniale.

Cet ouvrage a été co-écrit par Gilda Gonfier, directrice de la médiathèque du Gosier (Guadeloupe), Bruno Maillard, docteur en histoire et chercheur rattaché au Centre de Recherche sur l’Océan Indien, Université de la Réunion (Université de la Réunion) et Frédéric Régent, maître de conférences en histoire à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne à L’institut d’Histoire de la Révolution française. Il est paru dans la collection dirigée par Patrick Weil.

Un cours tout public sur les sociétés et économies antillaises au lendemain de l’abolition, Frédéric REGENT (Institut d’Histoire de la Révolution Française), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de 15H à 17H30

Une séance de dédicaces de l’ouvrage Libres et sans fers, paroles d’esclaves français, Fayard, 2015 en présence de deux des trois auteurs, Bruno Maillard et Frédéric Régent, de 18H00 à 19H00.
COURS TOUT PUBLIC

Samedi 21 février 2015 de 15h à 17h30 : Les sociétés et économies antillaises au lendemain de l’abolition, par

Lieu des cours : amphithéâtre Richelieu (Sorbonne),
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. RER B, station Luxembourg ou Saint-Michel, métro Cluny-La Sorbonne.

Public concerné : Tous publics.

Critères d’admission : Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre.
Vous êtes cordialement invités à participer à cette séance du module histoire de l’Université populaire du CM98, traites, esclavages, révolutions, émancipations.
L’objectif de ce module est de diffuser auprès de tous les publics les connaissances les plus pointues et les plus récentes concernant les différentes formes d’esclavage et de lutte contre celles-ci au cours de l’histoire. Les cours sont assurés par des enseignants-chercheurs de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et coordonnés par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF, CNRS, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).
SEANCE DE DEDICACES

Ce cours sera suivi d’une séance de dédicaces de 18H00 à 19H00, « Libres et sans fers, paroles d’esclaves français, Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, collection Patrick Weil, 2015 », en présence de deux des auteurs Bruno Maillard et Frédéric Régent à Librairie Compagnie, 58 Rue des Écoles, 75003 PARIS
(Métro : Cluny- La Sorbonne/RER Saint-Michel/ Bus : 21, 27, 38, 63, 85, 87).

Source : http://www.madinin-art.net/libres-et-sans-fers-paroles-des…/

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