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[SOCIÉTÉ] ENLÈVEMENT : LE CRI D’AMOUR D’UN PÈRE A SA FILLE

Comme des milliers de père, Eric est un papa en colère. Sans nouvelle de sa fille depuis sept mois, il souhaite attirer l’attention des médias et de la justice en relançant le débat sur le droit de visite et de garde accordé aux pères divorcés ou séparés.

Il y a ceux qui n’assument par leur rôle de père et puis il y a les autres… Ceux dont personne, ou presque, ne parlent. Ceux qui se battent chaque jour pour faire valoir leur droit de visite. Ceux qui, tout simplement, délaissés par la justice, souhaitent briser les tabous. Eric, 35 ans, un Français d’origine Béninoise fait partie de ces hommes là. Il a souhaité partager son histoire afin de pointer du doigt un fléau répandu beaucoup plus qu’on ne le croit : l’enlèvement d’enfant.

Cela fait sept mois, sept long mois durant lesquels Eric n’a plus aucune nouvelle de sa petite fille Jena, âgée de 5 ans. Pourtant, tout avait bien commencé. Une séparation à l’amiable, il y a un an, une convocation devant le juge des affaires familiales pour mettre en place un système de garde et de pension. Et comme la majorité des pères séparés, Eric s’était contenté d’un week-end sur deux et d’une semaine de vacances. Pendant les premiers mois, tout se déroulait comme prévu, bien que la fillette manquait terriblement à son père. Une entente quasi cordiale qui aurait pu continuer ainsi un long moment. Malheureusement, la mère de l’enfant en a décidé autrement.

Du jour au lendemain, son ex-compagne change d’attitude. « Elle est devenue de moins en moins tolérante », explique Eric, « Il suffisait que j’arrive avec quelques minutes de retard pour qu’elle m’empêche de voir mon enfant ». Eric attendait parfois trois semaines pour pouvoir récupérer sa fille, si bien que le seul stratagème trouvé pour pouvoir serrer Jena dans ses bras était de se rendre à la sortie de l’école. Des agissements jugés intolérables par son ex-compagne qui s’est empressée d’alerter la directrice de l’école. Sentant un malaise au sein du couple, la directrice décide alors de se renseigner sur les droits des pères séparés et constate qu’Éric n’a commis aucune infraction. Folle de rage, la mère de la petite Jena la déscolarise et déménage à Lille chez ses parents.

La descente aux enfers

Son ex-compagne, maltraitée psychologiquement et physiquement pendant des années par sa famille, selon Eric, est de retour chez ses bourreaux, sa fille sous le bras. « Que se passe t-il dans sa tête ? Il y a huit ans quand je l’ai rencontré, elle venait de fuir sa famille qui l’avait brisée toute sa vie et maintenant elle repart là où tous ses problèmes ont commencé. C’est incompréhensible », se désole Eric.

La descente aux enfers commence alors. Son ex-compagne, toujours enfermée dans son mutisme, refuse le doit du père à visiter sa fille. Cela fait des mois que le Toulousain se rend toutes les deux semaines, comme le lui permet la justice, au domicile de la jeune femme dans l’espoir de voir Jena. Mais la mère de la fillette ne s’est jamais rendue aux rendez-vous, malgré les 4 000 km parcourus chaque mois par le père. Aujourd’hui, cela fait sept mois qu’Éric n’a plus de nouvelles de sa fille : « Je ne sais pas si elle est en bonne santé, ni comment elle va ? Comment elle vit ? J’ai peur. Je suis inquiet, car sa mère est perturbée psychologiquement. J’ai même peur qu’elle lui fasse du mal », explique le papa en colère.

Une police impuissante, une justice lente

Que fait la justice dans ce genre de situation ? L’article 227-5 du code pénal prévoit que : « Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

Le parent lésé dans ses droits peut, en revanche, déposer une plainte auprès des forces de l’ordre, celles-ci étant tenues de recevoir selon l’article 15-3 du code de procédure pénale, pour dénoncer ces faits constitutifs du délit de non-représentation d’enfant.

Malgré ses nombreux dépôts de plaintes et ses innombrables lettres envoyées à la justice, Éric n’a jusqu’à présent eu aucun retour positif. « J’ai fait toutes les démarches possibles et imaginables pour qu’on s’intéresse à mon cas. J’ai fait appel aux services sociaux de la ville de Toulouse et de Lille, j’ai écris au juge des affaires familiales, j’ai envoyé des tonnes de courrier et j’ai déposé plainte plusieurs fois ». La police est intervenue à quatre reprises au domicile de la famille. À aucun moment la mère et l’enfant n’étaient sur place et la seule fois où c’est arrivée, la fillette dormait. « La police est impuissante face à cette situation. Pour eux, je ne suis qu’un cas de plus. Tous les vendredis, ils interviennent dans plusieurs domiciles pour des faits similaires. Les pères ne sont pas considérés à leur juste valeur et nous devons subir les caprices et les délires de ces mères perturbées. C’est incompréhensible. En attendant c’est ma fille qui doit souffrir », se lamente Éric.

Face à l’impuissance des forces de l’ordre et à la lenteur de la justice, Éric ne sait plus quoi faire. En attendant l’aboutissement de son recours en justice, Eric s’inquiète toujours pour son enfant. À travers cet appel, il souhaite attirer l’attention sur le cas de ces pères séparés ou divorcés, victimes d’injustice.

Source : afrik.com

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