SITUATION CONFUSE EN GUINÉE

L’opposition guinéenne avait lancé l’appel pour une opération ‘’ville morte’’ ce lundi 12 mars 2018 pour contester les résultats de l’élection du 4 février. À cela s’est ajoutée la grève des enseignants réclamant une augmentation de salaire. Mais très vite la situation s’est dégénérée.
Selon les informations recueillies sur place des milices Donzos sont venues de la haute Guinée et de la Guinée forestière pour contre-attaquer et semer la terreur. Mais toujours est-il qu’il est difficile de situer les responsabilités.

Le gouvernement par le biais de son porte-parole a réagi en disant ceci :  ‘’c’est vrai qu’il y a un ras-le-bol d’une situation qui perdure et qui demande maintenant, encore plus qu’hier, à être réglée avant que ce ras-le-bol ne se généralise… les informations qui nous parviennent font état de plusieurs zones chaudes. C’est regrettable qu’on en soit arrivés là’’

De parts et d’autres, des jets de pierre, des tirs, des voitures cabossées et brûlées, des barrages installés à certains endroits par les populations et d’autres par les forces de l’ordre, et des infrastructures détruites.

  

Elie Kamano raconte ici sa version des faits :

« Moi, j’étais avec les jeunes à Yimbaya…. Les jeunes voulaient qu’on aille à Matoto, je leur ai dit non…J’ai livré mon discours dans lequel je donne trois jours au gouvernement … pour la réouverture des salles de classes…arrivée à la maison j’apprends que les jeunes du RPG ont attaqué la radio Espace FM ; Ce n’est pas mon groupe qui a attaqué la Radio Espace FM…c’est après notre départ que les jeunes se sont attaqués à cette Radio’’

Pour Faya François, le porte-parole du parti de Lansana Kouyaté, la CEDEAO doit réagir :  ‘’il faut une force d’interposition de la CEDEAO pour sauver le peuple contre la terreur orchestrée par le gouvernement’’. Il n’est pas seul à souhaiter une telle intervention ‘’ nous sommes dans une situation d’extrême gravité. La population est terrorisée par des tirs dans tous les quartiers de la capitale. Le gouvernement parraine des donzos, pour terroriser la population civile. Des arrestations arbitraires, des assassnats ciblés…l’envoie urgente d’une force d’interposition de la CEDEAO demeure à présent l’ultime solution car la terreur est extrême’’ a déclaré M. Bourono, porte-parole du PEDN.

Hier le gouvernement a accepté augmenter de 30% le salaire des enseignants qui à leur tour ont décidé de suspendre la grève.
Vivement que la tension baisse pour la paix en guinée.

 

Dah Minwicodji

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