SÉNÉGAL: UNE VAGUE ENLÈVEMENTS ET DE MEURTRES

Depuis plusieurs semaines une série d’enlèvements agite le Sénégal.  Mardi, Aly Ngouille Ndiaye, le ministre de l’intérieur, faisait état de trois meurtres et cinq tentatives de kidnapping, dont le premier recensé est l’assassinat de Fallou Bâ, le 24 février. Agé de 10 ans, il a été retrouvé la gorge tranchée dans un immeuble en construction de la ville de Touba.

D’autres cas d’enlèvements ont été répertoriés à Matam, Mbao, Grand Yoff, Dakar et Tivaouane, déclenchant la panique dans la population. Une psychose répétée de la rue à la radio, des foyers aux journaux, et finissant inévitablement sur les réseaux sociaux où les rumeurs viennent se mêler aux faits avérés.

Le dernier en date, le petit Sérigne Fallou Diop est mort à 2 ans et 6 mois.Serigne avait disparu quatre jours plus tôt, « alors qu’il jouait avec sa sœur jumelle devant la maison », raconte sa mère. Il était 13 heures, les rues étaient vides pour le déjeuner. Personne n’a vu qui a emporté l’enfant.

Cette succession d’événements a obligé le président Macky Sall à réagir, le lendemain, sur les ondes de Radio Futurs Médias.

« J’ai appris avec douleur ces rapts d’enfants suivis de meurtres. J’ai déjà donné des instructions les plus fermes [à la police] pour traquer ces malfaiteurs, les traduire devant la justice. […] C’est ignoble, c’est inacceptable et le Sénégal ne saurait tolérer cela »

De son côté, Éle directeur de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire Abdoulaye Diop, annonçait la création d’une « task force »pour lutter contre la recrudescence des kidnappings d’enfants.

 « Le sentiment d’insécurité ne saurait prospérer. C’est pourquoi nous avons pris des mesures fortes pour renforcer la sécurité nationale »

Samedi, un demi-millier de personnes se sont réunies dans le quartier de Médina pour protester contre ces rapts et exorciser une psychose étouffante. Habillés de noir, les militants ont défilé en scandant des slogans tels que « Dafadoy ! » (« ça suffit ! », en wolof) ou « Chut, xalé yaa ngi jeex » (« silence, on tue nos enfants »).

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