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SÉNÉGAL : 3 ANS DE PRISON POUR AVOIR POUR PARTAGÉ UNE CARICATURE DU PRÉSIDENT

Après l’arrestation de quatre personnes récemment au Sénégal, à la suite de la diffusion d’une image jugée offensante pour le président Macky Sall sur WhatsApp. C’est finalement le délit d’ « outrage au président de la République » qui a finalement été retenu. Passibles d’une peine d’un à trois ans de prison. Dans la confusion, une polémique s’en est suivi, et même un débat sur la liberté d’expression au Sénégal. Explications.

« Photomontage ! » , vocifèrent les proches du pouvoir. « Caricature », répliquent les soutiens des inculpés. Une vive polémique s’est emparée de l’espace public sénégalais après l’arrestation de quatre jeunes pour le délit d’outrage au chef de l’État. L’information rapidement relayée par différents médias mercredi 31 mai, nous apprennait que Ouleye Mané, une femme d’une vingtaine d’années, aurait été arrêtée à Dakar. Celle-ci est accusée d’avoir partagé une caricature du président Macky Sall sur le service de messagerie mobile Whatsapp.

Sur les réseaux sociaux, la nouvelle devenue virale a fait réagir nombreux internautes qui qualifient l’arrestation de la jeune femme, d’atteinte grave à la liberté d’expression au Sénégal. Mais il revient d’un proche de l’enquête, que Ouleye Mané et ses amis deux autres jeunes femmes et un homme d’une trentaine d’années, n’ont pas été arrêtés pour caricature, mais pour outrage au chef de l’État.

Dans cette confusion, le président sénégalais a été étiqueté comme « un dictateur » sur les réseaux sociaux dans ce pays ouest-africain perçu comme « une vitrine démocratique en Afrique ». Excédés par l’arrestation, certains ont même rappelé que le président sénégalais avait participé en premières lignes, à la marche du 11 janvier à Paris pour la liberté d’expression après les attentats visant le journal satirique Charlie Hebdo.

Néanmoins, l’affaire désormais dite de la « caricature du président » pourrait avoir son volet judiciaire. Les inculpés pourraient pâtir du contexte de l’introduction dans l’arsenal législatif sénégalais, d’un nouveau projet de loi qui entend punir sévèrement les délits d’atteinte à l’image et à la vie privée. Sans forcément avoir un rapport avec ce projet, les quatre partageurs de caricature (ou de photomontage) risquent entre un an et trois ans de prison. À moins qu’un pardon présidentiel ne vienne éteindre les feux de cette polémique.
NegroNews

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