GABON: COUP D’ÉTAT INSTITUTIONNEL?

Au Gabon, la cour constitutionnelle a procédé à la dissolution de l’Assemblée nationale et a dans le même temps, appelé à la démission du gouvernement. Elle a estimé que le gouvernement a failli à sa mission en n’organisant pas les élections législatives depuis 2016 suite à deux reports.

Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections depuis janvier 2018.

A déclaré Mme Mborantsuo.

Pour respecter la décision de la cour, Le premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a présenté la lettre de démission de son gouvernement à qui de droit.

Suite à cette démission, un nouveau gouvernement de 41 membres a été formé hier et le premier ministre sortant Emmanuel Issoze Ngondet a été reconduit à son poste. Dans ce gouvernement, trois opposants au parti au pouvoir ont fait leur entrée. Ce qui ramène le nombre d’opposants dans le gouvernement à sept.Ce gouvernement devra œuvrer pour que dans les prochains jours, les gabonais puissent choisir leurs représentants à l’assemblé nationale.

Face à cela le principal parti d’opposition, l’UN par le biais de son vice-président Casimir Oye Mba a accusé la Cour constitutionnelle d’avoir réalisé un coup d’Etat institutionnel.

  L’objectif visé était de parvenir à un nouveau report des élections sans être obligé de proroger de nouveau, le mandat des députés. Il fallait éviter absolument de passer dans l’histoire comme la Cour constitutionnelle qui a permis trois prorogations du mandat des députés. Mais l’histoire retiendra en tout cas que, se substituant au président de la république, notre Cour constitutionnelle a dissout l’Assemblée nationale et le Gouvernement.

A affirmé Casimir Oye Mba.

Dah Minwicodji

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