QUE SE PASSE-T-IL AU BENIN?

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C’est ainsi que cela se passe au cinéma avec comme maître des lieux le Réalisateur, le director, celui qui a l’instant T apparaît comme le dieu du monde. Ses désirs son des ordres. Mais parfois ou même dans la majorité des cas quand il s’agit des grosses productions, le dieu du plateau a lui-même un chef à qui il obéit. Car c’est lui qui détient le nerf de la guerre, le Nonrou comme on l’appelle dans une des langues du nord du Bénin. Il n’est pas rare d’entendre des acteurs dire que tel réalisateur est trop gonflé. C’est vrai, ils le sont et en plus, ils en sont apparemment trop fiers. Et puisqu’ils sont trop fiers, ils ne laisseront jamais personne comprendre qu’ils doivent aussi rendre compte.

Et bien, le pouvoir d’état en Afrique est pareil. Le président est le père de la nation, c’est lui qui définit ses plans d’actions et doit en assumer l’entière responsabilité. Il est le chef suprême des armées, le premier magistrat et comme le disait l’ancien président béninoisYAYI BONI, après dieu c’est moi quand il s’agit du Bénin. Mais tous ces titres, c’est pour se voiler la face et tenir bon devant ses concitoyens.

Revenons à cette histoire de taxes qui dépasse largement le président Talon et sa clique. D’abord, tout commence par un ministre qui a perdu la plus grande occasion de sa vie pour se taire.
‘’vous faites des transferts d’images whatsapp qui critiquent le gouvernement … libre à vous de le faire mais vous payez le prix qui est légèrement plus fort.’’ A déclaré le ministre WADAGNI .

Cette gueule ouverte enflamma un peuple qui se mit à dénoncer de vive voix des taxes irréalistes. Mais tout le monde sait que même si l’on utilise les réseaux sociaux pour critiquer le pouvoir en place, ces taxes représentent une arme qui peut être fatale pour le gouvernement Talon, vu toutes les récupérations politiques que cela engendrera.

Mais nous voilà en face d’un gouvernement trop fier de lui-même et qui se retrouve dans l’incapacité d’expliquer à ces administrés qu’il n’est pas en réalité à l’origine de ces taxes même si le décret d’application vient de lui. Même peut-être qu’en face d’une génération tête baissée, Talon se dit qu’il vaut mieux ne pas chercher à donner d’explication et aussi vu que le premier membre du gouvernement qui a voulu expliquer l’origine de cette taxe est allé dans le décor et qu’il serait presqu’impossible de corriger le tir, il serait mieux de laisser les choses telles qu’elles sont pour ne pas passer en ridicule et ternir son image en voulait faire comprendre qu’on est président, mais qu’on est loin d’avoir les manettes en mains.

Mais si le peuple se questionne lui-même en cherchant à savoir comment un gouvernement qui a lutté pour rendre la communication si abordable dès son arrivée et qui a installé la fibre optique même dans les coins les plus reculés du pays, se retrouve à imposer des coûts de communications irréalistes le débat sera efficace et efficiente. Et il comprendra que le gouvernement de talon n’en n’est réellement pour rien.
Le Bénin est un pays dont l’économie est quasiment fiscale et pour construire des infrastructures, on doit se baser sur la fiscalité ou soit faire des prêts. Lorsque vous retourner à la fiscalité c’est moins douloureux et vous pouviez y aller en prenant compte des réalités du pays. Mais lorsque vous utilisez la deuxième option, qui est de faire des prêts au niveau des institutions financières étrangères, à un moment il faut payer et cela devient très douloureux. Et c’est ce scénario qui est actuellement en cours au Bénin. Et les marches de protestation qui s’annoncent, si elles font réagir le gouvernement, elles ne permettront qu’à ralentir la douleur qui trop sera encore plus forte, car le montant que le pays doit, continue de s’augmenter.

La responsabilité est partagée par tout le peuple béninois, car ses accords de prêts ont été à chaque fois validés par les représentants du peuple qui siègent à l’assemblé même si l’initiative vient à chaque fois des gouvernements.

Il ne sera pas mal que le peuple fasse des marches et sit-in pour interdire aux dirigeants de faire des prêts pour financer le développement du pays pour que ces genres de situations ne se répètent plus. Ceci pour maintenant et pour la postérité. la campagne  » Taxe pas mes mo » devait peut-être être  » Ne prête plus au nom de pays »

Le Ghana a compris qu’il n’est pas possible d’évoluer en faisant des prêts pour financer son développement et qu’il faut compter sur sa propre capacité comme le disait Thomas Sankara.
Nous sommes ici en face d’une population incapable de chercher à comprendre les réalités et qui se retrouve être dirigée par un gouvernement incapable de montrer ses limites.

Dah Minwicodji

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