RWANDA : DIANE RWIGARA DÉNONCE UN RÉGIME CRIMINEL

Lors de ce procès ce lundi 6 octobre, Diane Rwigara, l’opposante au régime de Paul kagame et candidate à la dernière élection présidentielle, a tiré le gouvernement rwandais à boulet rouge.

Face à la Cour dans un tribunal de Kigali, Diane Rwigara a estimé qu’elle était inculpée pour avoir “parlé des crimes commis par ce gouvernement (rwandais. Personne ne parle des Rwandais qui disparaissent sans laisser de traces”, a-t-elle déclaré.

“Le gouvernement devrait aborder les questions que j’ai soulevées parc e qu’elles sont légitimes, au lieu de me persécuter, moi et ma famille”, a-t-elle ajouté. La sœur de Diane Rwigara, Anne, et leur mère, Adeline, font également face à des accusations. Mais elles ont toutes les trois nié les charges retenues contre elles.

Agée de 35 ans, Diane Shima Rwigara n’avait pas pu se présenter à l’élection, remportée avec 98,8 % des voix par Paul Kagamé. L’opposante avait été disqualifiée par la Commission électorale avant le scrutin pour avoir « falsifié des signatures ». Selon la Commission, la candidate, qui avait assuré avoir collecté plus de 1 000 signatures (600 suffisent pour participer) n’en avaient obtenu que 572 « valides ». Kalisa Mbanda, président de la Commission, l’avait notamment accusée d’avoir inscrit parmi ses soutiens des personnes décédées. La campagne avait pris bien avant des allures de chemin de croix pour la jeune femme. Quelques jours après l’annonce de sa candidature, celle-ci avait vu des photos d’elle entièrement nue publiées sur Internet.

La famille Rwigana n’est pas inconnue dans le paysage politique rwandais. Diane est la fille d’Assinapol Rwigara, un homme d’affaires souvent qualifié de financier du Front patriotique rwandais, le parti au pouvoir. Celui-ci a été tué en février 2015 lors de la collision de sa Mercedes avec un poids lourd. Pour sa fille, il s’agit d’un assassinat déguisé en accident par le régime.

Dans un rapport publié en juillet, Amnesty International a dénoncé des attaques répétées contre l’opposition au Rwanda, accusations rejetées en bloc par les autorités.
« Nous ne nous arrêterons pas tant que cette opération illégale et d’oppression contre la famille Rwigara ne sera pas terminée », indique le communiqué de soutien de l’ancienne candidate.

NegroNews

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