ROBOTIQUE: LES AFRICAINES DONNENT LE TON !

Très souvent, les conférences et les ateliers censés valoriser la compétence et l’innovation africaines, se déroulent en territoire étranger, à l’extérieur du continent. Ça résonne comme une quête perpétuelle de reconnaissance [du talent africain] par les occidentaux, qui ne se traduit jamais que par une récupération des idées ou une exploitation des compétences par ces mêmes occidentaux. Et tous ces talents cachés d’Afrique, qui s’en occupe ? Quand allons-nous les valoriser aux yeux des Africains dans un premier temps, avant que le monde n’en prennent conscience ?

Nulle raison d’attendre plus longtemps. Et ça, Sidy Ndao l’a bien compris. Alors qu’il était encore un adolescent, Sidy Ndao quittait le Sénégal pour aller vivre aux États-Unis. Professeur à l’Université de Nebraska-Lincoln et passionné de technologies, Sidy Ndao revient dans son pays natal, pour partager cette passion avec les plus jeunes. Cette initiative se matérialise par la mise en place de PARC [Panafrican Robotics Competition]. Un concours qui met en compétition des jeunes de l’Afrique de l’Ouest, passionnés de technologies modernes. Désormais financée par la Banque Mondiale, la deuxième édition de la PARC 250 adolescents, parmi lesquels, les filles se sont illustrées.

Vêtues d’uniformes de leurs écoles – foulards bleus, polos blancs, elles ont hurlé samedi pour soutenir leurs équipes au moment où les robots s’emparaient de cônes en plastique pour aller les déposer un peu plus loin. Pendant que d’autres participants restaient subjugués par la pompe « Made in Africa », destinée à lutter contre les inondations, que présentaient les élèves de l’école des filles Mariama Ba du Sénégal. Ou encore devant Umu Tarawally, une Gambienne de 14 ans, qui expliquait brillamment à un groupe d’adultes comment l’arachide pouvait être transformée en carburant. Qui l’eut cru ? Pourtant en Afrique également des jeunes passionnés ne demandent qu’à être écoutés par des adultes responsables qui prendront en considération leurs propositions.

Si plusieurs d’entre elles ont remporté des prix lors de la compétition, elles ont surtout inspiré leur camarade à avoir un œil différent. « Découvrir les sciences, c’est une inspiration pour les enfants, ça peut leur donner une vocation d’ingénieur ou de scientifique », explique le professeur Sidy Ndao. D’autant plus que le pays va avoir besoin de davantage d’ingénieurs, au vu de la découverte de nouveaux puits d’hydrocarbures. « Comme le Sénégal entend devenir une nation émergente, nous devons maîtriser toutes les sciences techniques et les mathématiques, afin d’acquérir l’expertise nécessaires à l’exploitation de nos propres ressources naturelles », appuiera la ministre sénégalaise de l’Éducation supérieure et de la Recherche, Mary Teuw Niane

NegroNews

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