LE RÊVE DE KADHAFI POUR L’AFRIQUE

Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’état en 1969, ayant entraîné le renversement de la monarchie, le colonel Mouammar Kadhafi s’est illustré comme l’un des plus grand révolutionnaire que le continent africain ait connue.

En quelques années, cet homme qualifié de dictateur par l’occident, a transformé la Libye en pays prospère sur le plan socio-économique et l’a rendu financièrement indépendante vis-à-vis de toute entité extérieure. Ceci en s’appuyant sur les richesses naturelles que possède le pays tel que le pétrole et le gaz. La Libye était devenu un paradis sur terre où l’eau et l’électricité à usage domestique sont gratuites et les libyens bénéficiaient des avantages qu’aucun peuple de la terre ne pouvaient en rêver. Car, aucune politique dans aucune autre nation ne peut permettre de parvenir à cela.

Mais le rêve Kadhafi était plus grand et s’élargissait à tout le continent noir qui malgré sa richesse tend toujours la main à l’occident. Il a investi à travers plusieurs pays africains, dans les domaines du tourisme, de l’hôtellerie, du transport aérien de l’agriculture etc. Il a également racheté certaines sociétés présentes sur le sol africain mais appartenant à des étrangers. C’est le cas de Mobile Oil qui appartenait à l’américain Exxon Mobile qui fut baptisé plus tard Oil Libya.

Grâce à sa diplomatie, il a œuvré pour la naissance de l’Union Africaine pour remplacer l’Organisation de l’Unité Africaine qui mourait à petit feu. Pour lui il était indispensable pour le continent africain de posséder une monnaie unique et une force militaire commune et aussi une indépendance du continent dans le secteur de la télécommunication.

Dans le secteur précis de la télécommunication, lorsque la majorité des pays africains ont fondé en 1992 la société RASCOM pour pouvoir acquérir un satellite africain, la Banque Mondiale et le FMI ont opposé leur véto. En effet les pays africains payaient à l’Europe la somme de 500 Millions de dollars pour l’utilisation des satellites européens tel que Intelsat or le cout pour que l’Afrique dispose de son propre satellite était chiffré à moins de 400 millions de dollars soit moins de 100 millions de dollars du cout de location annuelle. Le FMI et la banque mondiale n’était pas d’accord que les pays africains puissent vouloir faire autant d’économie. Pour mettre fin à cette servitude qui ne disait pas son nom, Kadhafi mit à disposition 300 millions de dollars, la Banque Africaine de développement et la Banque Ouest Africaine de Développement ont apporté respectivement 50 millions de dollars et 27 millions de dollars pour boucler le financement. C’est ainsi que l’Afrique a pu lancer son tout premier satellite en 2007.

Pour l’indépendance monétaire et économique de tout le continent, il avait pu réunir le financement nécessaire pour doter l’Afrique de toutes les institutions financières dont elle avait besoin à savoir : la Banque Africaine d’Investissement, le Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars et aussi la Banque Centrale Africaine qui aurait permis d’avoir la monnaie unique du continent.

Aujourd’hui Kadhafi n’est plus, son obsession pour l’indépendance et le développement du continent lui ont coûté la vie. Il est mort par amour de son continent ; il est mort parce qu’il déteste l’injustice. Il est mort en martyr et restera à jamais dans le cœur des africains.

Dah Minwicodji

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