RENCONTRE KAGAMÉ–MACRON : LA RDC VEUT DES EXPLICATIONS

Lors de la conférence de presse animée par Macron et Kagamé après leur tête-à-tête, les propos d’Emmanuel Macron n’ont pas été digérés par les autorités de la république démocratique du Congo qui ont demandé des explications au président français.
Le président français avait déclaré ceci :

La France soutient l’initiative prise par le président de l’Union africaine (NDLR: le président rwandais Paul Kagame) en lien étroit avec le président angolais.

En parlant de la situation en RDC.

Suite à cela, le ministre congolais des affaires étrangères a convoqué les représentants de la France, de l’Angola et du Rwanda à Kinshasa pour une « demande d’explications », selon des sources diplomatiques.
Pour le Congo, l’initiative dont parle le président Macron est inconnue des congolais qui sont les seuls et uniques concernés. Mais les autorités du Congo ne se sont pas arrêtées à la convocation des représentants des trois pays qui visiblement n’ont pas pu les éclairer.

Ce 28 mai, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende est monté au créneau pour interpeller ouvertement la France tout en émettant des réserves. Ceci à la faveur d’une conférence de presse.

Nous ne reprochons rien au président français, M. Macron. La question consiste à savoir ce qui a bien pu être dit entre lui – parce qu’il en parlé – et le président du Rwanda concernant la RDC sans que nous le sachions… Lorsque la réponse viendra, si elle n’est pas satisfaisante, soyez certains que nous en tirerons toutes les conséquences. 

A déclaré le porte-parole du gouvernement congolais.
Pour lui, c’est avant tout une question de souveraineté nourrie par un refus d’ingérence étrangère. 

Personne n’a le droit d’envisager des solutions aux problèmes qui sont les nôtres sans nous. 

A-t-il ajouté.

Ceci intervient dans une période où le Congo s’apprête pour les élections présidentielles prévues pour le 23 décembre prochain et devant marquer la fin de la gestion du pays par le président Joseph Kabila.

Par ailleurs, le Congo a également déploré le fait d’apprendre la candidature de la ministre rwandaise des affaires étrangères par les médias. Il a fait remarquer qu’il n’a rien contre la ministre, mais aurait souhaité être impliqué pour sa candidature à la tête de l’OIF.

Dah Minwicodji

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