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LE RAPPEUR ROHFF CONDAMNÉ À 5 ANS DE PRISON POUR VIOLENCES

Le rappeur Rohff a été condamné vendredi à Paris à cinq ans de prison pour avoir violemment agressé, en groupe, deux vendeurs de la boutique parisienne de son rival Booba en avril 2014.

Le tribunal a décrit, pour expliquer cette «lourde» peine, des faits «d’une particulière gravité», une «action collective préméditée d’une grande violence, sans autre mobile établi qu’une démonstration de force» dans le cadre d’une «rivalité» entre ces deux figures du rap français. L’artiste de 39 ans, de son vrai nom Housni Mkouboi, qui a déjà passé deux mois en prison et plusieurs mois sous bracelet électronique dans cette affaire, n’a pas été écroué immédiatement à l’issue de l’audience. Il est sorti sans s’exprimer devant la presse.

Déjà condamné à six reprises par le passé, Rohff écope de cinq ans de prison et devra verser des indemnités aux victimes. Son acolyte est relaxé.

«On a dix jours pour faire appel ou aménager la peine, on va prendre le délai de réflexion», a affirmé Malika Ibazatene, son avocate. La peine risque de ne pas être aménageable, puisque le rappeur a déjà été condamné par le passé au port du bracelet électronique pendant 18 mois. A la fin de sa peine, il avait une vidéo le montrant en train de sectionner le dispositif.

Le 21 avril 2014, Rohff s’était rendu avec plusieurs acolytes à la boutique de Booba, son éternel rival, dans le quartier des Halles à Paris. Le groupe avait roué de coups un jeune vendeur en l’abandonnant dans un état critique, avait assommé un autre employé avec une caisse enregistreuse et détérioré la boutique. Les images des caméras de vidéosurveillance avaient été diffusées à l’audience.
Pour sa défense, le rappeur avait avoué avoir «cédé à la colère», en raison de son différend personnel avec Booba. Un acte qu’il avait juré ne pas avoir prémédité. Version non reçue par le tribunal, tout comme celle selon laquelle ses acolytes seraient de jeunes fans qui l’auraient suivi à l’intérieur du magasin.

Les explications du rappeur «n’ont eu de cesse de changer», a asséné l’une des juges lors de la lecture du jugement, aussi bien sur le motif de sa présence dans la boutique que sur ses intentions ou l’élément déclencheur des violences.
La constance dont a fait preuve l’artiste «dans la minimisation» paraît «peu compatible avec les regrets exprimés», a-t-elle ajouté. Le casier judiciaire du rappeur comporte déjà plusieurs condamnations, dont une pour violences avec arme.

NegroNews

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