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Profs pédophiles dans les Outre-mer : Ségolène Royal réaffirme ses propos et dit avoir agi

Au cours d’une récente audition à huis clos, devant le bureau de la délégation des Outre-mer à l’Assemblée nationale, Ségolène Royal, l’ancienne ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, a fait des révélations, qui ont laissé le bureau sans voix. Revenant sur les mutations de «professeurs pédophiles» dans les Outre-mer, l’ancienne candidate aux présidentielles a révélé que la pratique était monnaie courante en 1997.

Le 3 janvier dernier, à l’occasion d’une interview, Ségolène Royal a souhaité «clarifier» et «faire le point», sur une pratique devenue coutume, en 1997 au sein du Gouvernement Jospin. «La loi du silence» qui régnait au sein de l’administration, permettait au professeurs reconnus pédophiles de revenir aux affaires sans être inquiétés par la justice.

«Avant on mutait discrètement les [professeurs] pédophiles et si possible dans les Outre-mer comme ça, c’était loin et on n’en entendait plus parler. Pas seulement dans les Outre-mer, mais aussi dans les villages ruraux isolés et dans l’administration où l’on voyait apparaître des pédophiles qui revenaient ensuite dans les classes parce qu’ils s’étaient fait oublier dans les fonctions administratives et ils n’avaient pas été déférés à la justice» a-t-elle révélé.

Cette même année, une circulaire qui interpellait les adultes du milieu scolaire, au fait d’actes de pédophilie, de saisir le procureur de la République dès lors qu’ils avaient l’information par un enfant, ou par la famille de l’enfant, d’abus sexuels sur lui et que les enseignants étaient suspendus, a été mise en place dès la rentrée scolaire de 1997, par l’ex ministre. Dès lors, elle a permis de recenser 300 cas.

Les révélations de Ségolène Royal ont suscité de nombreuses réactions. Notamment celle du député guyanais Gabriel Serville qui a interpellé le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer à l’Assemblée nationale, exigeant des réponses. « La première personne à interroger, c’est évidemment elle », avait répondu le ministre, expliquant ne pas être « comptable des propos de Madame Royal » et n’avoir « aucun élément probant venu à l’appui de tels propos ». Par ailleurs, la délégation des Outre-mer a décidé de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire sur cette affaire.

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