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« AUCUN PROFIL GÉNÉTIQUE » OBSERVÉ SUR LES RESTES DE SANKARA

 

La contre-expertise réalisée sur les restes présumés de l’ancien président burkinabé Thomas Sankara, tué en 1987 lors d’un coup d’État, n’a permis d’observer « aucun profil génétique », a annoncé lundi l’un des avocats de la famille Sankara, Me Bénéwendé Sankara.
Les corps présumés de Sankara et de ses 12 compagnons tués avec lui ont été exhumés fin mai 2015 afin de déterminer avec certitude l’identité des victimes et de lever le voile sur les circonstances de leur mort.
Les premiers résultats de ces tests, réalisés en France, indiquaient que les ADN n’étaient pas « détectables » et ne permettaient pas d’identifier à coup sûr les victimes.
La famille Sankara avait contesté les résultats de cette expertise, obligeant le juge à ordonner en juillet 2016 une contre-expertise, réalisée en Espagne.
« A la suite de cette nouvelle expertise, il n’a été observé aucun profil génétique pour ces marqueurs, (…) ce qui veut dire que le résultat est exactement comme celui qui avait déjà été rendu par la première expertise, c’est-à-dire un résultat négatif (car) on n’a pas pu identifier l’ADN », a déclaré Me Sankara, qui n’a aucun lien de parenté avec l’ancien président.
« Cela signifie que la demande de la famille du président Thomas Sankara qui consistait à ce qu’on identifie l’ADN n’a pas prospéré », a-t-il regretté, estimant que « les familles vont aviser » en fonction de « ce que le juge va dire ».
« C’est malheureux, c’est même triste de constater que cela n’a pas été possible, mais cela ne met pas fin à la procédure, qui continue (mais) avec des difficultés majeures quant à pouvoir certifier qu’il s’agit de l’ADN (de Sankara) », a-t-il poursuivi.
Longtemps resté en veille sous le régime Compaoré, le dossier de l’assassinat du capitaine Sankara a connu une accélération sous le gouvernement de transition qui a ordonné, fin mars 2015, l’ouverture de cette enquête judiciaire.
Au total, 13 personnes ont été inculpées dans l’assassinat du « père de la révolution burkinabé » pour « assassinat, recel de cadavre, complicité de ces infractions ou de faux en écriture publique ou authentique ».

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