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UN PROFESSEUR ACCUSÉ D’UNE ʺAGRESSION RACISTEʺ CONTRE UN ÉTUDIANT IVOIRIEN

Le syndicat étudiant Unef a dénoncé ce lundi 18 février une « agression raciste » qui aurait été commise mercredi par le directeur du département histoire dans un amphithéâtre de la faculté de l’université Rennes 2 envers un étudiant ivoirien.

Mercredi dernier, dans un amphithéâtre, alors que l’étudiant souhaitait s’exprimer sur la hausse des frais d’inscription pour les étrangers, le professeur l’a « empêché de prendre la parole et l’a par la suite poussé de manière violente, obligeant ce dernier à se rattraper afin d’éviter de tomber et a fini par l’insulter », a indiqué l’Unef dans un communiqué à AFP.

Le professeur mis en cause aurait ensuite imité l’accent africain sous forme de moquerie et aurait en outre tenté « de faire pression physiquement sur l’étudiant en collant son front sur le sien ».  Etudiants et syndicats dénoncent une agression raciste et réclament des sanctions contre l’enseignant.

Les décisions prises cette semaine

Le professeur et directeur du département d’Histoire mis en cause fait l’objet d’une enquête interne et ses cours ont été suspendus, a fait savoir la présidence de l’université de Rennes 2 à AFP.

La présidence de l’université de Rennes 2 a dit avoir été saisie de l’incident. Elle a rencontré le professeur et l’étudiant qui n’a pas déposé de plainte. « Les cours du professeur ont été annulés la semaine dernière car les conditions de sécurité n’étaient pas réunies », a précisé une porte-parole de l’université lundi soir.

« Des décisions devraient être prises » cette semaine alors qu’une instruction est en cours durant cette période de vacances scolaires, a indiqué la porte-parole de cette université qui compte 24.000 étudiants dans un vaste campus.

La commission formation et vie universitaire  (CFVU) de Rennes 2, qui réunit étudiants, professeurs et membres de la direction, a ainsi voté une motion le 15 février qui « condamne fermement les violences physiques et verbales du directeur du département d’histoire », mais sans mentionner les moqueries racistes, comme le réclamaient les étudiants. « Si on n’a pas utilisé ce terme, c’est qu’on a besoin d’éléments pour le corroborer », a indiqué la présidence.

 

 Opri Avérroèse Kalet

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