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Prix Nobel de la littérature : Et s’il était décerné à un kényan cette année ?

Deux prix Nobel de littérature devraient être exceptionnellement décernés pour 2018 et 2019 dans la capitale suédoise, Stockholm, plus tard jeudi, celui de l’année dernière ayant été reporté à la suite d’un scandale d’exploitation sexuelle et financière qui a entraîné un certain nombre de démissions au sein de l’Académie suédoise – l’organe indépendant qui attribue les prix. Une situation à la suite de laquelle, d’importants changements ont été apportés au mode d’attribution du prix et l’on compte désormais parmi les écrivains les plus pressentis pour remporter la prestigieuse distinction, l’auteur kenyan Ngugi wa Thiong’o, âgé de 81 ans.

L’écrivain kényan figure en bonne place parmi les personnes nominées pour recevoir les deux prix Nobel de la littérature que l’Académie suédoise va décerner exceptionnellement pour les années de 2018 et 2019, dans la soirée de ce 10 octobre. Comme lui d’autres candidats favoris sont cités. Il s’agit notamment de la canadienne Margaret Atwood, auteur du conte The Handmaid’s Tale, et sa compatriote, la poétesse Anne Carson, la romancière Maryse Condé, originaire de l’île de la Guadeloupe aux Caraïbes françaises, l’auteur japonais Haruki Murakami.

Les Kenyans espèrent une nouvelle fois que l’un de leurs fils célèbres, Ngugi wa Thiong’o, remportera le prix. Considéré comme l’écrivain le plus influent de l’Afrique de l’Est, ses romans incluent Magicien du corbeau, Pétales de sang, Weep Not Child, La rivière entre et Un grain de blé. Mũkoma wa Ngũgĩ, son fils qui est lui aussi écrivain, s’est dit convaincu que cela pourrait enfin être le temps de son père : « Je suis tellement confiant que mon père remportera le prix Nobel de littérature cette année. La seule question que j’ai est de savoir où il accrochera la médaille ».

Les lauréats précédents du prix sont Bob Dylan (2016), Alice Munro (2013), Orhan Pamuk (2006), Toni Morrison (2003) et Gabriel García Márquez (1982). Un membre de l’académie, Anders Olsson, a déclaré que le comité avait recherché une liste de candidats plus diversifiée cette année et tenté de s’éloigner d’une littérature « orientée vers les hommes » et « eurocentrique ».

L’Académie suédoise, fondée en 1786, est censée tenter d’éviter toute controverse en cherchant à reconstruire sa réputation après que le scandale a exposé le harcèlement, les querelles furieuses, les conflits d’intérêts et une culture du secret entre ses 18 membres, élus pour la vie et considéré comme les gardiens de la culture du pays.

Stéphane BAI

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