LES PRÉSIDENTS AFRICAINS, DES MARIONNETTES DE LA FRANCE

“La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts”, c’est la formule refrain du Général De Gaulle. La situation catastrophique de l’Afrique francophone soulève de nombreuses questions. Pourquoi tant de misère dans des pays si riches en matières premières ? À qui profite l’argent du pétrole, de l’uranium, du bois, des minerais ? Pour quelles raisons le gouvernement français reçoit-il, avec tous les honneurs de la République, des dirigeants africains parvenus au pouvoir par des coups d’État ou des élections truquées ?

 
Plus le temps passe plus le constate est lamentable. Les Africains sont incapables d’avoir des dirigeants autres que des chefs tribaux qui œuvrent pour leur propre intérêt et surtout l’intérêt de la France !  Une fois en place, ils deviennent des présidents à vie pour ne pas dire des dictateurs.
Le discours anticolonialiste paie en Afrique, c’est un filon prometteur. On en use et abuse donc. La question est de savoir s’il est opportun ou non, ce discours dit anticolonialiste. Aucune nation n’est l’amie d’aucune autre. Chacune luttant pour ses intérêts propres. Mais c’est mal connaître les dirigeants Africains qui croient dur comme fer que leur salut leur viendra de leurs amis de l’extérieur(la France) oubliant très souvent que le bouclier le plus résistant est certainement l’Amour de son peuple. Une prise de conscience s’impose sur la manière dont les présidents africains sont perçus par la France.

Le jeu de la France dans quelques pays du continent

En Côte d’Ivoire, une chose est sûre : la proximité de Alassane Ouattara avec Emmanuel Macron est moins évidente qu’elle ne l’était avec Nicolas Sarkozy. Ouattara et Sarkosy dont unis par une amitié de plus de vingt ans, l’ancien président français et le chef d’État ivoirien entretenaient une proximité affichée. Lors de la crise postélectorale ivoirienne, Alassane Ouattara avait alors l’oreille de son ami de président. Ouattara était aux yeux de Paris sous l’air Sarkosy un homme qui convenait parfaitement pour guider la Côte d’Ivoire. La France de Macron quant à elle, est moins sûre du président Alassane Ouattara, car elle ne réalise pas d’actions attendues. Le pays de Macron a récemment demandé que la liste des prisonniers politiques soit remise aux autorités ivoiriennes pour libération. La pression subtile exercée sur Abidjan par Paris a été si efficace que le président Ouattara a même mis fin à la persécution des politiciens exilés et débloqué leurs comptes bancaires. Le président Ouattara, après avoir libéré tout le monde, pourrait-il continuer à bénéficier du soutien des autorités françaises ?

En République Centrafricaine, Le prédécesseur de Bozizé, Ange-Félix Patassé, a, avec la bénédiction de la France, gouverné le pays pendant plus de sept ans. En 2001, le chef de l’état-major des forces armées de la République Centrafricaine, le général François Yanguvonda Bozizé, s’est élevé contre le Président. Le moment était bon : le Président français Jacques Chirac, qui perdait rapidement sa popularité auprès des Français, était occupé à sa préparation aux nouvelles élections et tentait également d’empêcher la France d’être entraînée dans la guerre américaine en Afghanistan. En un mot, Paris sous le président Patassé s’est complètement détendu et a cessé de s’intéresser aux affaires des anciennes colonies. L’africaniste français Tom Dietrik a rappelé dans un article paru dans le magazine L’Opinion que le dictateur du Tchad, le vieil ami de la France, Idris Déby, avait pour tâche de créer la séléka musulmane rebelle qui avait renversé Bozizé au printemps 2013.

Au Niger, Mahamadou Issoufou reste l’un des principaux alliés de la France. Les relations avec Emmanuel Macron et son aide, s’élevant à 23 milliards de dollars, en témoignent. Bien que le Président Mahamadou Issoufou ait été présenté comme un « nouveau visage de l’Afrique » dans le magazine « Paris Match », aucun changement positif ne s’est produit dans son pays. Il reste extrêmement pauvre, fragile et oublié. De 1999 à 2018, La France a préféré le dictateur souple Mamadou Tandja, qui concilie ses intérêts économiques, plutôt qu’encourage le retour à une démocratie légitime. Certes, avec le nouveau Président et dans des conditions plus démocratiques, la France doit bien entendu revoir les accords régissant ses activités d’extraction de l’uranium.
Au Tchad, La France est étroitement liée à l’actuel gouvernement du Tchad, son ancienne colonie. La mission EUFOR déclare rester neutre au Tchad, mais les troupes françaises transportent les troupes gouvernementales et effectuent des reconnaissances aériennes. En 2006, le gouvernement tchadien n’a pu rester au pouvoir que grâce à la Légion étrangère française, qui a contribué à repousser l’offensive partisane contre la capitale. Le président du Tchad, Idris Déby, est arrivé au pouvoir avec l’aide de l’armée française. Après le coup d’État de 1990, la France a 2 000 soldats stationnés au Tchad, ainsi que la plus grande base aérienne du désert du Sahara. Le Tchad est reconnu comme un pays « démocratique bourgeois », mais même les experts bourgeois déclarent que le Tchad est devenu en 2005 le pays le plus corrompu du monde.

Il y a beaucoup d’intellectuels en Afrique. Mais ils sont bien trop occupés à emprunter les couloirs de la France pour vendre leur pays pour arriver ou se maintenir au pouvoir pendant que Les Français, eux, défendent leurs vastes intérêts économiques dans les pays africains ou la Guerre civile, les dictatures, la pauvreté, l’analphabétisme, la malnutrition sévissent.

L’astuce du jeu de mots ferait presque sourire : France Afrique, France-à-fric *… depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise essentiellement à exploiter ses ressources naturelles et politiques. Les profits sont immenses. C’est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. Ainsi, la France, soi-disant « patrie des droits de l’Homme », continuera à soutenir les présidents qui défendront leur intérêt propre et ceux de la France sur le continent au détriment du peuple qui continuera de souffrir malgré sa richesse naturelle, dans un silence médiatique assourdissant.

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