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[POLITIQUE] SOUDAN : OMAR EL-BECHIR FAIT ARRÊTER DEUX ICONES DE L’OPPOSITION

Après leur décision de fusionner leurs partis politiques, deux icones de l’opposition soudanaise ont été arrêtés ce week-end par les services de sécurité soudanais.

Le Service national de renseignement et de sécurité (NISS) a arrêté dans la nuit de samedi à dimanche Farouk Abou Issa, le chef des Forces nationales de consensus (NCF) et Amine Makki Madani, un militant de la société civile. « Ils ont été arrêtés chez eux à 23H00 (21H00 GMT) »  a expliqué Siddig Youssef  (NCF) à l’AFP. « Nous n’avons depuis eu aucune communication avec eux, et nous ignorons où ils se trouvent », a-t-il ajouté.

Les deux hommes ont signé mercredi à Addis-Abeba (Ethiopie) un accord réclamant la formation d’un gouvernement de transition à Khartoum, baptisé « l’Appel du Soudan ». C’est le premier à réunir un spectre aussi large de partis politiques et de groupes rebelles opposés au président soudanais Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 25 ans.

Parmi les signataires figurent le Parti Oumma, des rebelles, des organisations de la société civile et le NCF, qui regroupe plusieurs partis d’opposition.

« Nous exigeons la libération immédiate de Farouk Abou Issa et de tous les détenus politiques », a déclaré le porte-parole du NCF Mohamed Diaa Eddin lors d’une conférence de presse ce dimanche 7 décembre.

Mariam al-Mahdi, chef adjointe du parti Oumma, a de son côté dénoncé ce qu’il qualifie de ‘’mesure absurde du régime ». « Ces citoyens avaient seulement exercé leurs droits à chercher la stabilité, la paix et la transition démocratique ».

Omar el-Béchir, arrivé à la tête du Soudan en 1989 par un coup d’Etat, a annoncé en octobre dernier qu’il serait candidat à sa propre succession aux élections prévues pour avril 2015. Le président soudanais, réclamé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, avait lancé en janvier un « dialogue national » pour tenter de régler les crises multiples qui secouent le Soudan, appauvri et ravagé par les conflits, notamment celui du Darfour depuis 2003, qui a fait 300.000 morts selon l’ONU.

Malgré les mesures de répression prises par le pouvoir en place, les partis d’opposition du Soudan n’ont pas encore dit leur dernier mot. Ils se disent prêt à combattre afin de faire régner la justice et la démocratie dans leur pays.

NegroNews

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