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[POLITIQUE] PAUL BIYA A « FORCÉ » SA RENCONTRE AVEC HOLLANDE À KINSHASA

L’audience avec le président de la République du Cameroun ne figurait pas sur l’agenda officiel du chef de l’Etat français.

Paul Biya est rentré dimanche dernier au Cameroun en provenance de Kinshasa, où il a pris part au XIVe sommet de la francophonie. Parmi les principaux temps forts relatifs à la participation du chef de l’Etat et relayés par les médias d’Etat, figure l’audience que lui accordée le président de la République française, François Hollande, dans l’espace France du Palais du peuple, où se tenait le sommet.

Au menu des échanges, tel que le rapporte le quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune dans son édition de lundi dernier, figurait « les problèmes de sécurité au Mali, mais aussi les problèmes de sécurité dans le Golfe de Guinée ». Ce qui n’a pas été relevé jusqu’ici, c’est le fait que la rencontre entre le président de la République et François Hollande n’était pas prévue dans l’agenda officiel du président . Ce qui pourrait expliquer, dans une certaine mesure, pourquoi ce dernier à été reçu au pavillon France dans le cadre d’une audience qui n’était pas officielle.

Dans le programme de la visite du chef d’Etat français à Kinshasa mis en ligne sur le site de l’Elysée, la rencontre avec le chef de l’Etat camerounais n’y figure, en effet, à aucun moment. Pourtant, tous les détails sont livrés sur les minutes du séjour du chef de l’Etat français en République démocratique du Congo. Ainsi, cet agenda, surchargé, prévoyait des entretiens exclusivement avec le président congolais, Joseph Kabila, Abdou Diouf, le secrétaire général de la Francophonie et l’opposant historique congolais, Etienne Tshisekedi. En somme, un programme serré qui ne laissait pas beaucoup de place aux entretiens.

La rencontre entre François Hollande et Paul Biya, qui s’est déroulée dans un cadre informel, a probablement eu lieu entre 15 h 30 et 18 h. C’est à dire entre la séance plénière du sommet sur la situation politique internationale et la conférence de presse du président français.

Le triomphalisme affiché par la presse officielle au sujet de cette audience entre les chefs d’Etat camerounais et français, six mois après l’élection de François Hollande, tend du reste à démontrer que rien n’était acquis, au moment où Paul Biya s’envolait pour Kinshasa. En remontant le fil du temps, l’on notera qu’à la veille du premier tour du scrutin qui s’est achevé par le retour de la gauche au pouvoir en mai dernier, La lettre du continent, dans son n°632, indiquait que le chef de l’Etat camerounais courtisait déjà François Hollande, bien avant qu’il ne soit élu président de la République, donc sur la seule base des sondages qui lui étaient avantageux.

Ce mensuel soulignait que « le 19 mars 2012, le conseiller spécial de «l’autocrate camerounais Paul Biya» chargé des questions diplomatiques, Narcisse Mouelle Kombi, aurait tenté d’établir des contacts avec le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, un proche de François Hollande ». Avant d’ajouter, sentencieux, que « les équipes d’Euro Rscg de Stéphane Fouks mobilisent leurs réseaux dans l’espoir d’une rencontre officielle entre le président camerounais et un responsable du PS français». Dès lors, l’on imagine d’ici que la rencontre « inédite » de Kinshasa a été vécue par Paul Biya comme un « sommet dans le sommet ».

Source : camer.be

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