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[POLITIQUE] L’INTERVENTION FRANÇAISE AU MALI EST UNE HONTE POUR L’AFRIQUE, SELON LE PRÉSIDENT GUINÉEN

L’intervention militaire française au Mali pour aider ce pays à se débarrasser des islamistes est « une honte » pour l’Afrique, soixante ans après les indépendances, a déclaré le président guinéen, Alpha Condé, en regagnant mardi son pays, après avoir pris part au 20ème Sommet de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, en Ethiopie.

A cet égard, il a révélé qu’un des thèmes du prochain Sommet de l’institution continentale, prévu le 25 mai prochain à Addis-Abeba, commémorant le 50è anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue UA, portera sur la prise en charge par les Africains des règlements des conflits en cours sur le continent.

« Même si toute l’Afrique a salué l’intervention des forces militaires françaises au Mali en proie à l’implantation sur son territoire des islamistes et autres narco-trafiquants, c’est une honte pour nous après 60 ans d’indépendance que la France vienne régler un tel problème sur le continent », a-t-il dit.

Toutefois, il a reconnu que si la France n’était pas intervenue, l’implantation des islamistes et autres narco-trafiquants serait une catastrophe pour le Mali, voire pour toute la sous-région et le monde entier.

Le président Condé a invité à une réflexion au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les solutions africaines à apporter à l’avenir à de tels problèmes, car, a-t-il assuré, l’Afrique Centrale a réglé, sans le concours de l’Occident, le problème en Centrafrique.

L e chef de l’Etat guinéen, qui avait annoncé récemment l’envoi prochain au Mali d’un contingent de 125 militaires de son pays pour renforcer les forces africaines déjà déployées aux cotés des militaires français, a affirmé que la Guinée apporterait, sans en préciser le montant, une contribution à l’enveloppe requise devant être décaissée au profit du Mali.

« Comme l’avait dit le défunt président, Ahmed Sékou Touré, la Guinée et le Mali sont les deux poumons d’un même corps (…) Alors nous sommes obligés d’apporter notre contribution en faveur du Mali qui se bat pour une cause noble et juste pour que le second poumon ne meurt pas », a-t-il déclaré.

On rappelle que sur un budget prévisionnel de plus de 900 millions de dollars américains proposé par la CEDEAO, la réunion des donateurs à Addis-Abeba a enregistré les promesses de décaissement d’une enveloppe de 455 millions de dollars destinée à la logistique, à l’entretien des forces africaines, initialement estimées à 3.300 hommes, mais plus que le double actuellement, sur place au Mali et à la mise à niveau de l’armée malienne.

Source : africanmanager.com

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