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[POLITIQUE] LES REBELLES TOUAREGS RÉVÈLENT AVOIR ÉTÉ AIDÉS PAR LA FRANCE

Les rebelles touaregs qui ont envahi le nord-Mali il y’a deux ans, ont avoué avoir été aidés par la France lors de leur victoire sur l’armée malienne en 2012. « La France nous a incité à retourner dans l’Azawad, elle nous a dit qu’elle nous aiderait à obtenir notre indépendance. » a affirmé l’un des ténors du MLNA (mouvement pour la libération de l’Azawad), Hama Ag Mahmoud dans un entretien accordé à un journal malien.

Cette défaite de l’armée malienne sur le terrain au nord-Mali est reconnue comme étant le déclencheur de la crise malienne de 2012, vu qu’elle a été suivie du coup d’état du 21 mars 2012, dirigé par Le général Amadou Sanogo, qui avait justifié son geste comme étant « de la colère » à l’encontre du président de l’époque Amadou Toumani touré. Une colère justifiée par l’absence de réaction de Bamako face à la défaite de ses troupes au nord du pays.

En effet ni Bamako ni la France, ni la CEDEAO, ne sont intervenus pour l’aider à défendre l’intégrité territoriale malien face aux MLNA et aux djihadistes d’Ansar Dine. Le Mali avait pourtant des moyens militaires capables de faire chuter les MLNA et les djihadistes d’Ansar Dine, mais le président malien de l’époque avait préféré appelé au retrait des troupes maliennes du nord du pays, condamnant ainsi les populations qui y vivaient, notamment à Gao, à toutes les exactions qui ont suivies.

Ce manque de réaction n’est toujours pas expliqué jusqu’aujourd’hui, même si ces révélations de l’un des portes paroles du MLNA, viennent y mettre un peu de lumière.

Le président malien Amadou Touré aurait donc été sommé par la France de faire reculer ses hommes afin de laisser pourrir la situation et justifier par après une intervention militaire française, suivie l’installation d’une base militaire dans la région, pour soit disant former les soldats maliens et dissuader les djihadistes, alors qu’en vrai elle interviendrait pour mieux défendre ses intérêts menacés par une présence chinoise de plus en plus importante dans la région. Hypothèse appuyée par le fait que déjà à cette époque, seulement quelques jours après le coup d’Etat, le Mali s’est  vu asphyxier économiquement par la CEDEAO, il s’est vu refuser des renforts et l’accès aux armes. Une force africaine de l’Afrique de l’Ouest était même prête à intervenir militairement, non pas contre les rebelles touaregs et les djihadistes, mais contre l’armée malienne qui pourtant se battait en toute logique pour une cause louable, l’intégrité territoriale malien. Ouattara, Wade et Compaoré, aux commandes de la CEDEAO ont-ils reçu des instructions de la France, leur demandant de ne surtout pas laisser l’armée malienne disposer d’armes et retourner défendre le nord, car ça aurait gâché tout le plan qui était de laisser transparaître une certaine incapacité militaire malienne, à travers le chaos à Gao, afin de justifier l’intervention militaire française.

Le Mali est donc lui aussi une victime de la nouvelle guerre froide, ou guerre d’intérêts que se livrent en ce moment d’une part, l’occident (USA + Israel + UE) et d’autres part les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud )

Par ailleurs le général malien Sanogo, auteur du coup d’État de mars 2012 a été arrêté en novembre dernier à son domicile, et sera jugé pour son geste et les troubles qui ont suivi.

Des élections ont été organisées dans le pays, Ibrahim Boubacar Keïta l’a emporté, l’armée française, n’est toujours pas partie, les tensions entre les MLNA et le Mali sont au plus haut, pires qu’elles ne l’étaient avant la crise, rien n’a donc été résolu, si ce n’est les intérêts français qui sont désormais mieux sécurisés par son armée.

 

Negronews

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