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[POLITIQUE] FRANCE-GABON: POUR MANUEL VALLS, ALI BONGO N’EST PAS ÉLU

« Comment vous expliquez qu’Ali Bongo se retrouve en tête d’une marche pour la liberté d’expression ? ».

À la question de l’humoriste Jérémy Ferrari à Manuels Valls, invité de l’émission « On est pas Couché » samedi soir (16 janvier 2016) sur France 2, le premier ministre français répond : « Dans cette manifestation, il y avait des chefs d’Etat et de gouvernement. Vous retenez Ali Bongo, moi je retiens surtout un autre Africain, élu lui, précise Manuel Valls : Ibrahim Boubacar Keïta ».

La réplique de l’humoriste ne se fait pas attendre : « Ah, parce qu’il n’est pas élu Ali Bongo finalement ? ». « Non, pas comme on l’entend. », avait répondu le chef du gouvernement français.

Même si cette déclaration est presque passée inaperçue en France, au Gabon, le gouvernement n’a pas tardé à réagir. Dès dimanche soir, Libreville a rappelé son ambassadeur en France Germain Ngoyo Moussavou pour « consultations », provoquant ainsi une crise diplomatique.

Le ministre des Affaires étrangères du Gabon, Pacôme Moubelet Boubeya, quant à lui, a exprimé à la presse gabonaise, sa « surprise » et son « étonnement » au moment où les « deux pays entretiennent d’excellentes relations », soutient-il.

L’opposition gabonaise, de son côté, est montée au créneau. Selon Richard Moulomba Moumbo, Président de l’Alliance pour le renouveau national (Arena), la déclaration du Premier ministre français vient prouver que l’actuel Président du Gabon n’a pas été élu démocratiquement. « Il confirme ce que nous savions déjà. Ali Bongo doit tirer les conclusions de son imposture », avait-il indiqué à la presse locale.

Pour rappel, c’est en Août 2009 qu’Ali Bongo avait accédé à la magistrature suprême du Gabon avec 41,73% des voix. Une élection contestée par les candidats malheureux. Pour eux, la procédure n’avait pas été respectée. Ils soutiennent que le Président gabonais serait originaire du Nigéria. Or selon la constitution, seuls les gabonais de souche ont le droit de se présenter à l’élection présidentielle.

Herika Ouraga pour NegroNews

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